Si une forêt pouvait parler, qu’est ce qu’elle pourrait bien raconter ? C’est un peu la question que s’est posé un jeune musicien australien au moment de composer les morceaux de son premier album intitulé "The waking woods". A sa manière, il a créé un langage musical, quelque part entre l’organique et l’électronique, qu’il exprime dans un album de musiques électroniques aux contours expérimentaux et indistincts qui peut rappeler, pourquoi pas, les expérimentations sonores de Pierre Henry dans les années 60.
Ainsi on découvre une musique abstraite, basée avant tout sur les répétitions de motifs et qui évoque une nature foisonnante, aux accents fantastiques, un peu à l’image du poisson multicolore qui orne la pochette du CD. Au final, un album étonnant, souvent déroutant pas totalement abouti, aux sonorités assez fluides mais pas un disque aussi facile d’accès qu’il n’y parait.
(7.0) Benoit Richard
Tovian – 2006