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ONDEFIXE webzine post-rock, electronica, ambient

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Springintgut - Park and ride

Trois années se sont écoulées depuis la parution de son premier album Posten 90 sur son propre label Pingipung, et voilà que City Centre Offices se charge d’accueillir Springintgut, masque artistique du jeune Andreas Otto.
Composé en partie dans le bouillonnement jovial d’Amsterdam et en partie reclus dans un lieu isolé et forestier en Allemagne, Park and ride est doté d’un caractère bivalent et dévoile diverses facettes de son auteur.
D’une part, on palpe très nettement la passion vouée à Mouse on Mars, avec des titres plutôt enjoués, aux mélodies et rythmes entraînants, syncopés, incrustés de détails, gorgés de digressions ludiques (le tubesque et imposant Colossos, le guilleret Whistleblow biker, frais comme une balade à bicyclette), mélodiquement soutenus par des cordes tantôt soyeuses (Day off), tantôt pincées et maritimes (Cousteau).
D’un autre côté, Springintgut retranscrit un état isolationniste à travers une électronica plus introvertie, à l’humeur maussade (Precastor, les ambiances tristounes de Seoul drops, les nébuleuses saturées de Everything in focus), voire obscure et inquiétante (basse profonde, craquements, larsens et samples de piano constituent l’épée de Damokles qui menace de s’abattre sur nous).
Park and ride aurait pu de manière plus explicite s’intituler Isolation and entertainment.
(7.5)
Sébastien Radiguet
City centre offices / La Baleine (mars 2007)
 
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