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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:13
Deux ans après le remarquable "Son", Juana Molina continue de brouiller un peu plus les cartes de la musique Folk et nous gratifie une fois encore d’un album aussi inventif que gracieux dans lequel elle nous propose des mélodies toujours aussi légères et subtiles, arrangées autour de sonorités électroniques délicates et de fields recordings très discrets, avec un travail tout particulier sur la voix.

Toujours aussi sensuelle dans sa manière de chanter et d’aborder la musique latine, Juana Molina surprend en permanence grâce à des arrangements hors du commun et qui confèrent à cet album une tonalité toute particulière. C’est beau, c’est charmant, c’est intelligent… en mot brillant !
[8.5]
Benoit Richard

Domino/Pias - oct. 2008


Juana Molina - Un Día
Juana Molina - Vive Solo

Tracklist :
01 Un Dia
02 Vive Solo
03 Lo Dejamos
04 Los Hongos De Marosa
05 Quien (Suite)
06 El Vestido
07 No Llama
08 Dar (Que Dificil)


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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 12:47
Musicien attaché au collectif Matamore puisqu’on le retrouve notamment à la batterie chez Raymondo et Soy Un Caballo, mais également impliqué dans d’autres projets (Francoiz Breut, Ideal Husbands, Chacda, Stars of the Lid, Venus, The Grandpiano, Zop Hopop…) Boris Gronemberger/V.O. fait paraître en cette fin d’année 2008 son second album, après "Pictures" paru en 2005, déjà sur Matamore. L’occasion de (re)découvrir un univers tout en délicatesse et en mélodies dans lequel on plonge sans retenue.
Produit par Charlie Francis (R.E.M., The High Llamas, Turin Brakes, Soy Un Caballo), ce nouvel album confirme un peu plus le talent de ce garçon quand il s’agit de composer des pop songs d’orfèvrerie teintées de douce mélancolie et qui rappelleront sans doute à certains le travail de gens comme Bed, The High Llamas, Aluminum Group, Sufjan Stevens voire même Tortoise ou Robert Wyatt. Des noms, des groupes avec lesquels ce garçon partage cette science des arrangeants ciselés et raffinés.
Bref, voici un album aussi gracieux que vaste, à la mélancolie et aux harmonies superbes, typiquement le germe d’album qui dévoile qui n’en finit pas de dévoiler des choses à chaque nouvelle écoute et dont a jamais vraiment fini de faire le tour.
[8.5]
Benoit Richard

matamore/abeille musique
sortie : novembre 2008

V.O. : Constant Changes
V.O. : Horses

Tracklist :
 
Mountain calling
Constant changes
Those things in the box
Horses
The date
Where is you home?
Sample song
Untersbergbahn
Green snow
Two rivers
Be with me


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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 14:45
Depuis l’aventure Man terminée, Charles-Eric Charrier multiplie les projets, dissémine sa musique sur divers labels ou netlabels… une manière de comprendre que même en solo, Charles Olman  a encore plein d’idées et d’expériences musicales à tenter. C’est encore le cas avec cet album, signé sur le label grec Low impedence, dans lequel on découvre une autre facette de la musique du nantais
Ca commence par des notes de bass sourdes et caverneuses, un peu comme sur Le "Meldoy Nelson" de Gainsboug, (même atmosphère moite et inquiétante) pour aller ensuite vers des choses tout aussi étranges, là où peut de musiciens s’aventurent mais où Charles lui, semble bien se plaire. Et s’il est encore une fois question de musique d’improvisation (comment souvent chez Olman), l’ambiance y est plutôt tourmentée, fiévreuse un peu comme si on se trouvait dans une sorte de jungle musicale où chaque passage offre de nouvelles sensation, de nouvelles images.
Faites de boucles, de samples, de parties de guitares, de bass lourde, de batterie (Ronan Benoit et Didier Richard), la musique d’Oldman, quoi qu’il en soit, ne laisse pas insensible et devrait sans doute captiver les plus perspicaces des auditeurs... pour peu que ceux-ci acceptent de se laisser porter dans cet univers chaotique, foisonnait et au fond pas si effrayant que ça.    
(7.5)
Benoit Richard


Tracklist :
1. Broken Teeth
2. Two Heads Bis Bis
3. Dust
4. Sunny Afternoon, African Charge
5. Noze, Teeth, Eyes
6. Gosht

Label : Low Impedence
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:32
Après quelques années d’errance, The alps, trio formé par Jefre Cantu-Ledesma (Tarentel), Scott Hewicker (Troll), et Alexis Georgeopoulos (Arp et ex-Tussle), bénéficie d’une noble terre d’accueil en la personne de Type.
 
Et tout débute comme si Tape, reconnaissable par sa science infuse des motifs entremêlés de guitares contemplatives, ses glockenspiels luminescents et percussions à main, s’était exilé pour aller bivouaquer dans le désert arizonien et s’y laisser submerger par de légères vagues de psychédélisme. Mais ce dernier courant engloutit très vite ce parallélisme avec le trio suédois, puisque dès le bien nommé Hallucinations, The alps exhume cette époque des 70’s où le rock progressif et profondément psyché était légion (Pink Floyd entre autres, mais aussi Popol Vuh pour la dimension spirituelle et cinématographique), où l’on découvrait les vertus psychotropes et déviantes des synthétiseurs. Ainsi on entend et voit se dessiner des mondes camés jusqu’à l’os et cuits par le soleil, où les guitares sont affublées d’effets en tout genre, où la basse hypnotise par sa science de la répétition et la batterie se perd dans des breaks incessants en état de flottaison. Il n’est pas rare de croiser de lointains échos de chœurs, angéliques et haut perchés pour les uns, graves et mystiques pour les autres (oeuvrant dans une tonalité si proche du didgeridoo qu’ils en deviennent magnétisants).

Bien qu’évoluant dans un monde parallèle hautement spirituel, le trio ne verse jamais dans l’abscons, sachant déployer son savoir-faire en matière de mélodies taillées pour le grand écran et le plus souvent très abordables. A titre d’exemples, Trem fantasma convainc par son sens du minimalisme dominé par la triplette piano-guitare-glockenspiel, tandis que Into the breeze évoque le Air de 10000 Hz legend, dégraissé pour l’occasion d’une portion d’électronique, et qui aurait accueilli dans les méandres de Labyrinths les guitares westernisantes et macabres d’un Ennio Morricone.
Panoramique et planant, donc.
(8.5)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01. A manha na praia
02. Hallucinations
03. Cloud one
04. Trem fantasma
05. Labyrinths
06. Pink light
07. Echoes
08. Into the breeze

Durée : 40’55
Sortie : 29 septembre 2008
Label : Type records / import

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:26
Ces spirales de guitare acoustique traitée aidant, le court et inaugural Half light est là pour nous rappeler que le berceau originel du New-Yorkais Koen Holtkamp n’est autre que Mountains. On retrouve ici ce goût immodéré pour les motifs de guitare à la tonalité pastorale, retouchés à l’outil informatique, mêlés à des samples naturalistes et une kyrielle de sources acoustiques numériquement remaniées. Sur près de 15 minutes, Sky flowers illustre parfaitement ce propos, dans un registre nécessairement onirique et rêveur, où les guitares se délitent et s’étirent sur fond de gazouillis enfantins.
Si l’on décèle ci et là des éléments qui trahissent nettement son implication dans le génial duo épris de nature, on note par ailleurs que l’héritage de Brian Eno pèse dans la fondation de ces paysages sonores. Bear bell, par exemple, explore une veine plus ambient, où les notes de guitare se font, sinon absentes, beaucoup plus éparses, comme perdues dans cette immense étendue de nappes où harmonica et mélodica tirent leur épingle du jeu. Walker, parcouru de samples signes d’une urbanisation massive et survolés du violon(celle) ténu de Jesse Peterson, convoque l’ambient orchestrale de Stars of the Lid. Ensuite, quelques notes perlées et gouttes de piano sous delay viennent choire sur le tapis oscillant de You mean the world to me, tandis que la contribution vocale de Scott Mou métamorphose Night swimmer en un rendez-vous entre Anthony Harding de July Skies (la voix) et les traitements aquatiques de RF. Résolument ambient, le caudal Haus und spirale um regen superpose 15 minutes durant, une abondance de scintillements avec d’épais drones lâchés par l’harmonium de Ben Owen qui laisseront assurément l’esprit de l’auditeur engourdi.
(8.0)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01. Half light
02. Sky flowers
03. Bee change
04. Bear bell
05. Walker
06. You mean the world to me
07. Night swimmer
08. Haus und spirale im regen

Durée : 55’40
Sortie : 13 octobre 2008
Label : Type records

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:15
Avec une guest-list aussi copieuse que son titre interminable, cette compilation concoctée par le label brésilien Si no puedo bailar No es mi revolucionconsitute une belle proposition de bande-son au roman pour enfants « Un monde pour Julius » de l’écrivain Bryce Echenique.
 
Placé sous le signe de l’insouciance, du rêve, de la nostalgie, et de tout ce qu’on associe à l’enfance, ce recueil découpé en 6 chapitres regroupe tout un pan de la scène latino-américaine et espagnole officiant dans des registres allant de la folktronica bricolo à l’ambiant étoilée, en passant par l’électronica poppy et styles assimilés.

Chargés de nous ouvrir les portes dans le monde paisible de ce petit Julius, les chiliens de Souvlaki nous amadouent avec une comptine enfantine pleine de notes piquées qui finiseent par éclater pour mieux se volatiliser. De caractère volatil il est aussi question chez Caramelitus, où une voix cotonneuse surplombe un tapis de nappes crépitantes et gazeuses. A Posnormal de poursuivre dans une veine électronica lunaire et minimale, en opposant mélodies célestes et cristallines à une rythmique étouffée ; une douce formule reprise à quelque chose près par Lise.

Déjà croisés par le passé, les porto-ricains de Balun réussissent le pari de croiser Piana, Mùm et l’esprit qui planait sur l’hommage rendu par l’écurie Morr à 
Slowdive. Ingénu à souhait, le titre de Polaroyd souffle des bulles synthétiques dont la fragilité n’a d’égal que la simplicité du jeu de mélodica. En toute modestie, Los nueva Orleans donne sa petite leçon de songwriting chilien au féminin, sur fond de programmations rythmiques sommaires. Dans un registre plus ludique et enlevé, Sintecoraz mêle un certain esprit game-boy à des samples vocaux et des guitares exotiques. Sur près de 10 minutes un poil longuettes, Juan Stewart cherche des poux à Ellis island sound sur des tonalités plus rock (toute proportion gardée). A force d’innocence, on frôle par deux fois l’infantilisme : ainsi imi nous donne à entendre un avatar de démo marche-polka toute droit sortie d’un clavier Casio, et Jög tend à se discréditer à trop vouloir mélodramatiser ses cordes et à polluer son espace sonore avec cette trompette de pacotille. Non étrangère à ceux qui fréquentent à juste raison le label Static discos, la douce Carrie nous charme avec son électro-pop attachante et sans fioriture. Plus hip-hop dans son balancement, 3antena se montre gourmand de césures, hachages et changements de rythmes, mais ce son de clavier pourra en éreinter quelques-uns. Echappée belle et solitaire des suscités Balun, Arturo en el barco propulse son piano pensif et ses cordes néo-classiques dans une belle nébuleuse peuplée de micro-samples radiophoniques. Retour à un soupçon de chahut avec un hybride de tronica aux beats concassés et de post-rock orchestral proposé par les vénézueliens de Boom Boom Clan. Arborant un statut très à-part, Felipe Moreno agrippe l’auditeur en érigeant une mini-symphonie pour notes piquées, jouant sur l’empilement de boucles émanant de pizzicati de cordes, vibraphones, glockenspiels, marimbas et orgue. Le plus homogène de tous, le dernier chapitre (qualifié de bonus) nous prépare au coucher avec une brochette de comptines rêvasseuses et bricolées à coup d’instruments jouets (Pequena fiera et La rainbow toy orchestra), de laquelle se démarque l’espagnol tape, qui tutoie là le Curling pond woods de Greg Davis, dans cette façon intelligente et habile d’agencer ses entrelacs de glockenspiel, mélodica et guitares printanières. Beau dénouement à un roman qui nous rappelle combien il est bon d’avoir été enfant et de temporairement le redevenir, ne serait-ce que dans son imaginaire.
(8.0)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01. Souvlaki : Sonatine
02. Caramelitus : Un caballo saltando
03. Posnormal : Dificil
04. Balun : Snol
05. Polaroyd : Silhouette sombrio
06. Los nueva Orleans : Los primos
07. Sintecoraz : Y Johnny ?
08. Juan Stewart : Si hay bulla no hay futbolin
09. imi : Pequeno forastero (pueblos)
10. Carrie : 1981
11. 3antena : Extrano esas praderas
12. Arturo en el barco : Candy Tucker
13. Boom Boom Clan : Monika
14. Felipe Moreno : Juguete de navidad
15. Jög : El primer dia
16. Lise : Sinara Aïssatou
17. Pequena fiera ! : Do, re, mi, fa, sol, I kiss you
18. La rainbow toy orchestra : Cascabelle
19. Dot tape dot : Desastre

Durée : 73’10
Sortie : mars 2008
Label : Si No Puedo Bailar, No Es Mi Revolucion / Darla

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:06
Where you go I go too nous déclare l’ami Hans Peter Lindstrøm. Et nous de le suivre yeux fermés, un pied rivé sur la piste de danse, le cerveau dans les étoiles. En empereur auto-proclamé du space-disco, celui qui nous avait gratifié de quelques délectables Eps (Granada, I feel space), relève le défi culotté d’un long-format mono-bloc (la division en trois chapitres aurait très bien pu ne pas être).
Le plus long des trois volets, qui fait office de rampe de lancement, remplit pleinement sa mission : sereinement, par petites touches successives, les nappes et souffles accueillent des séquences de marimbas digitalisés, puis quelques gimmicks et cocottes de guitares tout aussi discoïdes que ces rythmiques propulsives invariables, dans une dynamique qui n’est pas sans évoquer Giorgio Moroder. Et puis subrepticement apparaît cette séquence synthétique en forme de clin d’œil non dissimulé à Cerrone, et des accords de synthés à forte connotation 80’s qui glissent d’une tonalité à l’autre (tel un Roland D-50 manipulé à coup de torsions de pitch-bend). Autant de strates qui vont et viennent, s’empilent et se consument sur une première moitié d’album irréprochable en son genre.
Plus court, Grand ideas s’avère un pont moins pertinent et rêveur, desservi par ces attaques de claviers aux relents Eurodance délétères.
The long way home reprends quelques éléments à succès de la pièce inaugurale, en ralentissant la cadence, et entremêle vastes nappes scintillantes, cavalcades de marimbas synthétiques, rythmiques de guitares informatisées sur fond de pulsation métronomique ; avant de sérieusement frôler le mauvais goût en basculant vers un avatar de titre FM bigarré de remugles de démos de synthés des années 80, pétries de bonnes intentions. Mais qu’importe, on pardonne cet écart de conduite à Lindstrøm (qui n’est que partiel lorsqu’on prend la peine de forer l’édifice en question), et on suit aveuglément les consignes du début : Where you go I go too.
(8.0)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01. Where you go I go too (28:58)
02. Grand ideas (10:11)
03. The long way home (15:58)

Durée : 55’09
Sortie : 18 août 2008
Label : Smalltown supersound / Differ-ant

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 20:43
Si le peu d'informations à circuler au sujet de Rudi Arapahoe est là pour étayer son propos musical (pudique et mystérieux en l'occurrence), gageons qu'il n'enterre pas vivante sa magnificence.
En tout point réussi, Echoes from one to another invite immédiatement et irrémédiablement au songe : la harpe ailée de l'introductif I close my eyes and float to the ceilling et d'Every time I sleep évoque amplement le minimalisme de Nest (ou Deaf Center, sa racine directe). Le parallèle avec les norvégiens vaut sur l'ensemble du disque, Mr Arapahoe se montrant particulièrement friand d'ambiances crépusculaires, baignées de samples forestiers, pluvieux et crépitants, de nappes grisées et d'instruments étant d'ordinaire l'apanage du domaine classique (violon, piano, et harpe donc). Ces derniers s'expriment avec circonspection et dessinent des motifs mélodiques de chimère, un peu comme chez The balustrade ensemble, Akira Rabelais ; voire de manière quasi isolée et introvertie (le piano nécessairement élégiaque qui domine Lunar semaphore et Last word unspoken).

Le recours occasionnel aux procédés narratifs renvoie inévitablement à Max Richter, tandis que le chant céleste limite incantatoire nous ramène vers les rêves troubles de l'étonnant Jacaszek. Dans un esprit Fonal version hi-fi, le chant de chrysalide de Conversation piece nous rappelle combien le successeur du Music for moviebikers de Kaada se fait désirer.

Par deux fois (Forest of arches, Dionysian birds), Rudi s'oriente vers des zones ambient où les relents numériques se font plus proéminents, où les nappes vacillantes de Julien Neto accueillent les notes égrenées par la guitare du clone d'Helios.

S'agissant pour moi d'une première porte ouverte sur le label japonais Symbolic interaction, espérons que les expériences aussi spirituelles et spectrales que ce Echoes from one to another trouveront de nouveaux échos.
(9.0)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01 I close my eyes and float to the ceiling
02 To gather flowers
03 Forest of arches
04 Dionysian birds
05 Every time I sleep
06 Echoes from one to another
07 Lunar semaphore
08 Conversation piece
09 Vulture phantasy
10 Pleroma
11 Last words unspoken
12 My shadow (Vanishes)

Durée : 50'04
Label : Symbolic interaction / import
Sortie : 4 juin 2008

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 20:20
Lorsque Ana Kata plante le décor, on évolue en terrain connu, au milieu de nappes opaques, chancelantes et nostalgiques ; celles tant prisées des Boards of Canada et de tout un pan d'activistes de la sphère électronica songeuse. Mais cette électronica en question, Andy Dobson se soucie de lui apporter une touche personnelle en s'offrant les services d'un orchestre symphonique (ou de chambre) partiellement factice (machines et invités, tel que le violoniste égyptien Samy Bishai, semblent contribuer à parts égales à la fondation de ces partitions de cordes et vents).

Si la démarche est a priori louable, les titres les plus remarquables sont finalement ceux où les cordes optent pour l'absentéisme ou pour la discrétion, se contentant dans ce dernier cas de souligner les lignes synthétiques. Ainsi peut-on se délecter de la tronica virginale, soyeuse et enneigée de Wide eyed wrapped in love qui nous renvoie à celle des français Saycet ou Inlandsis ; des beats souples et raclant le sol sableux de A lighter touch qui amalgame avec adresse mélodies de cristal, jeux d'échos et de réverb. L'incorporation de guitare sied également très bien au lexique du londonien, et ce qu'elle soit acoustique et circulaire (donnant des allures de ritournelle à un Gone marqué par des rythmiques et synthés à l'ancienne) ou électrique et sous delay, venant offrir un joli point de convergence entre électronica et post-rock des grands espaces (After the first death, dans la lignée directe des productions n5md).

Dans le cas contraire, lorsque la dimension symphonique l'emporte, que la clarinette est un poil trop assidue (lésant par là même la belle impression d'ensemble du très cinématographique 93 years on), que le violon se veut appuyé voire insistant (Emberkreiss, The beating of her heart), la musique de Digitonal revêt des allures vaguement surfaites. C'est certes un tantinet fâcheux, mais l'ensemble demeure un beau recueil du genre.
(8.0)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01. Ana Kata
02. Silver poetry
03. Wide eyed wrapped in love
04. 93 years on
05. Nothing left to say
06. Emberkreiss
07. A lighter touch
08. Gone
09. After the first death
10. The beating of her heart

Durée : 53'41
Sortie : 18 septembre 2008
Label : Just music

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 13:57
Connu pour ses créations à caractère expérimental, le canadien Nicolas Bernier s’associe ici avec le graphiste Urban9 pour donner vie à une ouvre construite conjointement et mutuellement à partit du travail de chacun. Un travail d’improvisation qui débouche aujourd’hui sur le Cd les arbres.

Au programme 6 compositions qui chacune trouve une correspondance avec une carte postale livrée avec le disque. Une manière de plus de faire coïncider le son et l’image.
Dans les compos de Nicolas Bernier mêlant sonorités électroniques et sonorités acoustiques on découvre un univers riche et foisonnant, où chaque ambiance semble travailler jusqu’à l’extrême, historie de faire ressortir le maximum d’impressions, d’images, de ressentis chez l’auditeur.

Expérimental dans la forme et dans l’idée, mais très facile à écouter, les arbres dévoile des harmonies profondes, ou le son du piano, de l’accordéon, de la guitare du vibraphone viennent se frotter en permanence aux triturations sonores du canadien. Ce qui donne un assemblage sonore très moderne dans sa conception, étonnant. Une manière, pourquoi pas, de découvrir et se familiariser avec la musique électroacoustique.
(8.0)
Benoît Richard


No type - mai 2008
www.notype.com
www.myspace.com/nicolasbernier 


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