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10 décembre 2008 3 10 /12 /décembre /2008 16:02

Le new-yorkais d’origine Ezekiel Honig fait paraitre son nouvel album sur son label Anticipate, un album dans lequel ce passionnés du son enregistre les bruits de la vie, du quotidien pour ensuite les retravailler au laptop et leur donner un nouveau relief à travers des morceaux aux formes abstraites. Évidemment ambient comme la plupart des musique de Ezekiel Honig, l’album présente 10 titres assez monolithiques, quelque peu uniformes dans l’ensemble, laissant apparaître des ambiances urbaines, des climats froids, nocturnes, des motifs parfois à peine perceptibles.

Et si "Surfaces Of A Broken Marching Band", ne s’impose pas dès la première écoute, en revanche sur la longueur, il dévoile  quelques pistes plutôt intéressantes.
[7.0]
Benoit Richard

Label :
Anticipate
Sortie : novembre 2008

Tracklist:
01. Porchside Prologue
02. Broken Marching Band
03. A Brief Visual Pattern
04. Seaside Pastures Part 2
05. Displacement
06. Porchside Economics
07. Material Instrument 1
08. Material Instrument 2
09. Past Tense Kitchen Movement
10. Epilogue

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 21:33
Pour qui suit un tant soit peu les sorties quasi pléthoriques de The boats (officielles chez Moteer, confidentielles sur leur propre label Our small ideas) ne sera point surpris de voir l'équipage échouer sur les terres nippones de Flaü, où ils auront déjà effectué de brève haltes sur les estimables compilations Echod et Little things.
De la même manière, on ne sera pas étonné (et paradoxalement, on se ravira) de voir que le tandem Craig Tattersall / Andrew Hargreaves poursuit son périple en eaux calmes, dont les reflets sont autant de mélopées électro-acoustiques patinées et vulnérables, où piano, mélodica, accordéon et gouttes cristallines interfèrent avec des nouvelles technologies sous l'emprise d'âmes sensibles et synonymes d'artisanat. Se hissant au rang des oeuvres les plus accomplies du binôme, Faulty toned radio s'écoute comme un enchaînement de scénettes reliées par interférences radiophoniques et changements de station ; et offre de remarquables incursions sur des territoires où les rythmiques se font plus appuyées que par le passé. Ainsi le farniente de The melody mosquito diffuse de vagues parfums de rumba ; Cars, bikes, boats, babes et As for substance offrent de jolies dérives house miniature, tandis que This blotch is crossed se laisse infiltrer par d'élégantes pulsations dub. Et même si en fin de parcours, ces fins façonniers durcissent partiellement le ton d'Hemihorn en donnant à ses assises rythmiques des contours plus anguleux et rocailleux, tout est encore histoire de fragilité.
[8.5]
Sébastien Radiguet

The Boats - its not a folk its a knife

Tracklist :

01. Get the folk outta my face
02. It's not a folk, it's a knife
03. The melody mosquito
04. Harry, stop it please
05. As for substance
06. This is for you to read
07. The boats can't save you now
08. Cars, bikes, boats, babes
09. Please correct me
10. This blotch is crossed
11. Hemihorn

Sortie : août 2008
Label : Flaü / Mochi mochi

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 21:17
Nomade dans l'âme et profondément atypique, Larkin Grimm a grandi sur les collines des Appalaches, un terroir aux racines musicales qui transparaissent ici, mais ne seraient rien sans l'imaginaire créé autour, ni sans cette façon que cette excentrique a de téléporter sa musique dans un espace temps moderne et psychédélique.
L'inaugural They were wrong, où la vagabonde et ex-Dirty Projectors s'impose en fidèle descendante des divas boisées Edith Frost, Vashti Bunyan ou Linda Perhacs, n'est qu'un leurre en ce sens que la suite réserve un lot qui est tout autre, bien plus fantasque. Ride that cyclone s'apparente ainsi à une cavalcade westernisante et complètement fumée façon Bonnie & Clyde, traversée ci et là de trompettes mariachi. Ce folk bizarroïde et souvent hallucinatoire fait appel à une palette instrumentale dodue où guitares, xylophone, violon, banjo, ukulélé, dulcimer se délectent de pouvoir accompagner ces brouillaminis de voix dédoublées (Blond and golden Johns). Même sur ses titres les plus country, lorsque Dominican rum nous transbahute dans un saloon où l'alcool abonde, où banjo, fiddle, claquement de mains et de pieds s'époumonent, l'allumée Larkin s'en tire avec tact, jeux de boucles et guimbarde à l'appui. Plus cérémoniaux, émaillés de choeurs à la spiritualité obscure, Durge et Hope for the hopeless nous font transiter dans la Constellation de Hrsta & co. En bonne agitée du bocal qui se respecte, tout comme Devendra Banhart ou ses copines Cocorosie, Larkin ne manque pas d'idées curieuses : Mina minou et How to catch a lizard en sont de beaux exemples illustratifs, mimant deux soeurs Cassady élevées sur les plateaux appalaches et lues en 78rpm variable. Une personnalité abracadabrante, qui pourra fasciner autant que rebuter, c'est selon.
[8.0]
Sébastien Radiguet

Larkin Grimm - Ride That Cyclone
Larkin Grimm - Parplar

Tracklist :
01. They were wrong
02. Ride that cyclone
03. Blond and golden Johns
04. Dominican rum
05. Parplar
06. Durge
07. Be my host
08. Mina minou
09. My Justine
10. Anger in your liver
11. All the pleasures
12. Fall on my knees
13. How to catch a lizard
14. The dip
15. Hope for the hopeless

Sortie : octobre 2008
Label : Young god records / Differ-ant
MySpace label Young god records

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 21:05
Depuis les débuts introspectifs et relativement dénudés du début (We made this ourselves, c'était il y a quelques mois seulement, déjà chez Leaf), Essie Jain a ouvert les portes de son monde à quelques contributeurs. Même si on retrouve ici des traces rémanentes d'une appétence pour une instrumentation dégarnie (piano et quelques cordes, tout au plus) doublée de cette voix noble et maîtrisée, qui rivalise parfois de nudité avec Susanna Wallumrod (I remember it just like this),  ces contributions se traduisent par un regain d'éloquence assorti d'un supplément de chaleur et de couleurs.
Ainsi, The Inbetween trahit un attrait de la demoiselle pour le folklore est-européen (The rights, sorte de clin d'oeil à peine déguisé à Beirut et au Ralfe Band), pour des tonalités rock (Do it) swinguantes et cuivrées (Here we go), et même une légère attirance pour la mélancolie hispanique (Not yours), ou celle plus givrée et léthargique de Mi and L'au, lorsque la blondinette bénéficie de la contribution vocale masculine de Patrick Glynn (I ask you). Même si nous la préférions encellulée dans la chambre douillette et secrète de We made this ourselves ; au fond, très peu de choses ont changé, on reste charmé par la pureté et la sensibilité immuable de sa voix.
[7.5]
Sébastien Radiguet


Essie Jain - Here we go
Essie Jain - Avesdrop

Tracklist :

01. Eavesdrop
02. Here We Go
03. I Ask You
04. Please
05. The Rights
06. Stop
07. Do It
08. Weight Off Me
09. You
10. Goodbye
11. Not Yours
12. I Remember It Just Like This

Sortie : novembre 2008
Label : Leaf / Differ-ant

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 21:17
Français dans ses gènes, bristolien dans l'âme, l'artiste totipotent François Marry a déjà fricoté avec les spleenétiques Crescent et Movietone, et a hérité de ces fréquentations un goût immodéré pour le lo-fi, inhérent aux contraintes matérielles.
Histoire de démontrer si besoin était une démarche jusqu'au-boutiste, c'est sur une paire de vinyls gris-blanc qu'il couche des chansons trahissant une versatilité et une nostalgie certaines.
Instantanément, Frànçois nous est familier, s'exprime tant dans la langue de Baudelaire que celle de Shakespeare, conjuguant au passé recomposé un standard pop (The way to the forest), l'habillant de guitares réverbérées au poil râpeux, leur donnant par là même un aspect patiné et rétrograde irrésistible. Et puis l'histoire continue à la lueur de Night lights, titre dont auraient très bien pu accoucher Thousand & Bramier s'ils avaient choisi de visiter Bristol la grise plutôt que l'Amérique profonde, pour ainsi donner à leurs brillants exercices de fingerpicking rural et intimiste un caractère patraque, où les contrechants fatigués et émouvants ne sont pas étrangers à l'affaire. D'une sincérité innommable et presque bouleversante ! Et puis sans crier gare, ce drôle de Frànçois nous balance Tracey Emin en pleine face, petit condensé de rock juvénile et insouciant, adressant au passage un clin d'œil à une époque yé-yé révolue. Et à Hiver de proposer un intermède pianistique nécessairement givré, avant de basculer vers un Women wearing coats qui fait vaguement écho au titre inaugural, régi par cette même science innée de la formule pop sans fard.

[8.5]
Sébastien Radiguet


Label : Lejos discos
Sortie : décembre 2008

Tracklist :
01. The way to the forest
02. Night lights
03. Tracey Emin
04. Hiver
05. Women wearing coats

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8 décembre 2008 1 08 /12 /décembre /2008 21:09
Chose inédite dans le catalogue hispanique Lejos Discos que de se lancer dans l'adoption du format vinyl coloré. Au chapitre des inédits, on inscrira également la volonté de David Cordero de s'essayer à l'exercice de la reprise, en se réappropriant 3 titres de The misfits, combo punk excité du New Jersey, pour les poétiser en une ode à la douceur.
Diamétralement opposé aux coloris vert très tape-à-l'oeil de ladite galette, Ultimas caricias englobe tout (ou presque) ce qui a fait la marque de fabrique de ce projet longtemps comparé au Arab strap des débuts, à ses ambiances neurasthéniques et malsaines.
En l'espace de 3 titres, on se laisse plonger dans une légère mélancolie guidée par des lignes claires et ténues de guitares, accessoirement rehaussées d'un trait d'accordéon ou de violoncelle, et drapées par qui voudra bien les entendre d'une toile saturnienne de samples et manipulations numériques. Difficile en ces circonstances arythmiques de ne pas succomber à cette voix d'une profondeur abyssale, presque sépulcrale, qui se pare si bien de ces instrumentations sommaires et intimistes, de cet occasionnel contre-chant féminin suspendu. Il y a dans ces quelques minutes de musique suffisamment pour nous rappeler les belles heures vespérales et vénéneuses du cousin Migala.
[8.0]
Sébastien Radiguet


Label : Lejos discos
Sortie : novembre 2008

Tracklist
01. Last caress
02. Soma kinda hate
03. Astro zombies


Le site officiel d'Ursula
L'espace MySpace d'Ursula

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6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 21:57
Ce qui charme chez le duo High places, c'est avant tout cette vague sensation d'inédit mêlée de faux dillettantisme.
Imaginez un instant les Os Mutantes collaborant avec un Gang Gang Dance sous sédatif, ou encore la voix flageollante et les ambiances chimériques d'Avia Gardner parachutées dans les campements d'Animal Collective, ces zouaves manipulateurs de boucles psychédéliques. Le tout auréolé d'un vague parfum de tropicalisme dansant et chancelant.
Autrement dit, High places est un patronyme non usurpé, et Thrill Jockey ne s'y est pas trompé.
[8.5]
Sébastien Radiguet


Label : Thrill jockey
Sortie : septembre 2008

High Places - From Stardust to Sentience
High Places - The storm

Tracklist :
01. The Storm
02. You In Forty Years
03. The Tree With The Lights In It
04. Vision's The First ...
05. Gold Coin
06. Papaya Year
07. Namer
08. Golden
09. A Field Guide
10. From Stardust To Sentience

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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 15:06
Laptop music et electronica douce et mélancolique, c’est ce qui est au programme de l'album "Altered carbon" signé de l’écossais Neu Gestalt paru sur le label Alec Tronic Records. Si l’on peut chercher des influences du côté des chez Warp, Boards Of Canada ou encore chez le mexicain Murcof, en revanche, pour ce qui est de l’inspiration et de l'originalité, notre écossais est encore loin de ces références. Car au bout de quelques minutes,  on se rend compte que Neu Gestalt est très vite encours d’inspiration et qu’il a, à mon goût, un peu trop laisse jouer son logiciel de M.A.O. en mode automatique.
Résultat on a l’impression d’avoir affaire à des morceaux "démo" pour logiciels type "Fruity loops" et compagnie. Bref, beaucoup de banalité et un son bien trop impersonnel dans cet album pour que l’on soit touché ou même convaincu.
[5.0]
Benoit Richard

Label : Alec Tronic Records
Sortie : nov .2008

Ecoutez l'album :



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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:37
Né de la collaboration entre les trois musiciens Dwight Ashley. Hans Joachim Roedelius et  Tim Story, "Errata" est un album d’ambient music improvisée, inspiré par le mouvement surréaliste français et qui sur un peu moins de 50 minutes propose des musiques atmosphériques évocatrices, comme une sorte de bande originale pour paysages urbains abstraits.
Piano, sonorités électroniques, guitare constituent le matériau de base à ces constructions aussi surprenantes que varies qui alterne le chaud et le froid en et véhiculent des émotions contrastées.
Disque à caractère expérimental tout en étant très accessible, "Errata" propose des pistes multiples et un panorama sonore très vaste…. typiquement le genre de disque qui doit donner sa pleine mesure en concert  afin d’apprécier toutes les subtilités dont il regorge.
[7.0]
Benoit Richard

Label : Nepenthe Music and Publishing
Sortie : nov .2008

Ashley, Roedelius, Story : Incubator

Tracklist :
1. Incubator
2. Sublunary
3. Gefällig
4. Errata
5. Simmering
6. Inclement
7. Squiggle
8. Gefängen
9. Backlit
10. Ruminator


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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:18
On n’allait pas manquer ce second album de Boduf Songs dont le premier Lp "Lion Devours the Sun" paru en 2006 nous avaitt vraiment emballé à l'époque.
Très vite, on se rend compte que les choses n’ont pas trop évolué chez ce garçon. Composé essentiellement à la guitare, "How Shadows Chase The Balance" nous montre un Matt Sweet, toujours aussi désespéré, à tel point qu’on a tout de suite envie de le caser à côté des dépressifs magnifiques que peuvent être Elliott Smith, Will Oldham ou Nick Drake.
Sur ce second album, il nous joue un folk aérien, plein l’authenticité, sans fard et plus dépouillé encore que "Lion Devours the Sun".
Bref, vous l’aurez compris, voici un album pas franchement gai, mais dont la beauté triste qui se dégage de ces huit folk songs en fait tout de même un objet musical fort recommandable !
[7.0]
Benoit Richard

label : Kranky
sortie : Sept. 2008

Boduf Songs - Quite When Group
Tracklist :
1. Mission Creep
2. Things Not to be Done on the Sabbath
3. I Can't See A Thing in Here
4. Quiet When Group
5. Pitiful Shadow Engulfed in Darkness
6. A Spirit Harness
7. Found on the Bodies of Fallen Whales
8. Last Glimmer on a Hill at Dusk


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