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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 09:56
Premier coup de cœur 2009 avec la nouvelle sortie du label Autres directions in music qui, après l’electro/hip hop abrasif de Depth affect ("hero crisis lp") nous invite dans le monde merveilleux de Color Cassette, histoire de plonger pendant un peu plus de 40 minutes dans bain de douceur dont seul l’arrêt complet du disque peut nous faire sortir.
Projet initialement lancé par Jason Corder (alias OffTheSky) autour d’une guitare et d’un 4 pistes, Color Cassette est devenu par la suite un duo avec la venue de Lendin Hopes (alias Set In Sand), auxquels se sont adjoints quelques précieuses collaborations comme celle de Clint Colburn (chant), Colin Campbell (batterie, vibraphone), Anna Hess (violon), et Jordan Munson (textures, field recordings). Après "Small Town Smoker EP" paru en 2008,  sort enfin en ce début d'année 2009 l’album "Forever Sparrow".
Construit comme un voyage musical, l’album raconte l’histoire d’un petit garçon, parti se perdre dans une forêt magique, et qui découvre un monde extraordinaire...  Un récit merveilleux porté par une musique qui éclabousse de toute sa grâce avec des constructions électro-acoustiques maginifiques, des pop songs intimes et éthérées aux mélodies mutines. Un album dont chaque titre se révèle être un sommet de douceur musicale comme on peut en trouver chez des gens comme Helios, Tape, Skyphone ou encore The Boats. Mais là ou certains mettent de côté l’aspect foncièrement pop et travaillent plutôt sur les ambiances, Color Cassette ne néglige jamais cette partie là de la musique ce qui confère à cet album une certaine accesibilité et une dimension encore plus universelle.
Disque autant estival qu’hivernal, "Forever Sparrow" épate par la lumière douce qu’il dégage en permanence et par l’incroyable richesse qu’il renferme. Car derrière cette impression de dépouillement se cachent en fait des arrangements chirurgicaux que des écoutes nombreuses et attentives dévoileront inévitablement.
[9.5]
Benoît Richard

Color Cassette : Black Nest Waters
Color Cassette : Little Yellow Light

Tracklist :

1 Black Nest Waters
2 Once Upon A Timid Willow
3 Fabel Cinder
4 Lost At Least At Last
5 Angels In Ashes
6 Little Yellow Light
7 Small Town Smoker
8 Glass Ghosts
9 Forever Sparrow
10 Ballad For A Yeller Bastard Bird
11 La Fin Du Monde

Label : www.autresdirections.net/inmusic
Sortie : janvier 2009

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 21:08
Suite à la petite merveille musicale générée par l'énigmatique Rudi Arapahoe, je m'étais résolu à mieux inspecter les lieux de son label protecteur, Symbolic interaction.
Sous son aile s'abritait Anzio green, tandem réunissant Mark Streatfield (à la tête du projet musical Zainetica et du label Rednetic) et Wil Bolton, mieux connu sous le nom de Cheju pour avoir sévi chez u-cover ou Static Caravan, et présider la structure Boltfish.
Tous les deux réunis, ils ont exigé aux rythmiques de légèrement battre en retraite pour rejoindre les chemins de l'ambient et d'un certain post-rock atmosphérique, dépeignant de vastes étendues inertes, à peine chamboulées par la course lente et immuable du temps.
En 5 plages aux noms évocateurs, les nappes s'étirent à perte de vue, rehaussées de notes mi-cristallines mi-métalliques, de parcelles vocales, de bribes mélodiques répétitives aux contours diffus émanant pour l'essentiel d'un piano et/ou d'une guitare plus ou moins retravaillés aux ustensiles numériques. Autumn honey et Marlborough skies laissent émerger quelques cliquetis si éparses et abscons qu'ils contribuent au caractère évasif de l'ensemble, plutôt que d'apporter un rôle structural.
Puis par la suite, lorsque la matière acoustique s'estompe ou qu'elle se voit déformée à outrance au point d'en devenir méconnaissable, que les éléments rythmiques se font moins disparates (tout en restant sommaires), le duo se montre plus captivant, et rappelle vaguement, dans sa façon de sursaturer ses lignes mélodiques, un certain morceau Scoop, tant dans sa version originale signée The notwist, que dans sa variante revue et corrigée par Isan. C'était il y a presque dix ans, cela ne nous rajeunit guère mais nous rappelle qu'un bon morceau de tronica à l'ancienne, c'est franchement pas dégueu.
[7.0]
Sébastien Radiguet

Tracklist

01. Autumn honey
02. Marlborough skies
03. Leaving Blenheim
04. Distant mountains
05. Sun dried river

Durée : 37'20
Sortie : 2008
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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 21:47
Outre ses projets musicaux annexes, tels que la composition pour la pub et le cinéma, ses incursions intimistes dans le monde du piano (Goldmund), ou encore son implication en double-mixte avec sa femme Hollie dans Mint Julep, groupe orienté ambient-rock, Keith Kenniff continue de se dissimuler derrière cet avatar de dieu solaire (Hélios) qui lui a valu une flopée d'éloges à l'occasion du splendide Eingya.
En matière de césure, cet album diffère de ses grands et petits ancêtres en ce qu'il s'est débarrassé des cordes vocales de Keith (dévoilées sur Ayres), plus homogène, électronique et porté sur la guitare que ne l'était Eingya.
Un peu comme si Ulrich Schnauss collaborant avec le maître Brian Eno avait décidé d'inviter des guitares prédestinées au post-rock atmosphérique, Keith s'attache à superposer et croiser lignes claires, optimistes et réverbérées de guitare, vastes nappes au rendu panoramique impressionnant, basses à la profondeur abyssale, rythmiques mêlant sonorités réalistes de batterie à des éléments inorganiques qui raclent, ratissent ou crépitent.
Sur ce socle substantiel, il n'est pas rare de voir venir se greffer quelques lignes pastorales de guitare acoustique et/ou de piano élégiaque, comme autant de réminiscences du projet Goldmund (Glimpse, The red truth, Mima), quelques choeurs de haute altitude (Hope valley hill, A mountain of ice), ou encore des éléments légèrement plus rugueux et électrisés (Backlight).
Majestueusement cinématographique, Caesura relève d'un savoir-faire et d'une maîtrise qui inspirent le respect. Mais est-ce la faute à un effet de surprise qui n'a plus raison d'être ou à un aspect quelque peu surfait et sans aspérités, le fait est qu'en toute subjectivité, Caesura ne parvient pas à titiller ma corde sensible.
[8.0]
Sébastien Radiguet

Helios - Hope valley hill
Helios - glimpse

Tracklist :
01. Hope valley hill
02. Come with nothings
03. Glimpse
04. Fourteen drawings
05. Backlight
06. The red truth
07. A mountain of ice
08. Mima
09. Shoulder to hand
10. Hollie

Durée : 49'15
Sortie : novembre 2008
Label : Type records

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 21:20
Après une paire d'albums sortis sur sa propre structure Clumsy Congregation, le San franciscain Blake Henderson, incarnation humaine et sensible du projet Taughtme, a trouvé refuge chez Own Records. Un asile presque logique quand on connaît les relations existantes entre Taughtme et Uzi & Ari, autre fidèle pensionnaire de la maison luxembourgeoise.
Si le premier a prêté main forte au second pour accoucher de ses deux derniers opus, on ne s'étonnera pas non plus de relever une convergence de choix artistique, l'un comme l'autre défendant sérieusement la cause indie-pop artisanale (artisanat jusque dans l'artwork, avec son feuillet de paroles façon carnet à spirales d'écolier, charmant comme tout).

Construites avec comme substrat initial une guitare acoustique, une basse, une batterie farouche qui s'accommode parfaitement de scories électroniques, claquements de main ou roulements de bric et de broc ; ces compositions tranquilles et lumineuses s'enrichissent volontiers de quelques chevauchées de glockenspiel, pianos jouet ou électrique, de jolis chœurs déviants à la limite de l'ivresse, ou de claviers énergiques et enlevés (I told ya so, né dans l'anti-chambre de KidA). Même si les accroches ne manquent pas à l'appel, faisant au passage de Strangeness ou Stoomping of boots des mini-tubes idéaux pour indie-kids fragiles, Lady est de ces albums qui plutôt que de s'imposer promptement, préfère jouer les trompe-l'oreille avec ses petits recoins, au détour desquels Blake se plaît à jouer aux acrobaties vocales, passant de signes de recueillement où sa voix douce étonne de similitude avec celle de Dale Grundle (Invocation) à des envolées empreintes de romantisme dont le léger maniérisme (celui-là même que certains ont pu reprocher à Thom Yorke ou Son Lux, ses deux jumeaux de chant) sera vite balayé par la loyauté évidente et la musicalité attachante du propos.
[8.0]
Sébastien Radiguet


TaughtMe - Strangeness

Own records
/ Differ-ant

Tracklist :
01. Invocation
02. Dearest
03. Strangeness
04. Gather
05. Stomping of boots
06. Lady
07. Gallop
08. I told ya so
09. Heaviest
10. Please
11. Your struggle using my chest
12. Stranger struggle
13. Leave our hearts

Durée : 45'27
Sortie : septembre 2008

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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 20:57
A ceux qui tenaient City Centre Offices pour mort, Miwon vient jouer les trouble-faits en signant avec A to B l'unique album ayant vu le jour sur ladite structure en l'an 2008.
Deux ans après Pale Glitter, Hendrik Kröz nous propose un embarquement confortable en terrain connu à bord du Shinkansen, accumulant en bonne et due forme mélodies cristallines et rêveuses, nappes panoramiques, basses profondes et programmations rythmiques, pour donner à ce mode de transport futuriste des allures traditionnalistes en matière d'électronica (les amateurs de CCO, u-cover, Expanding & co connaissent ce langage).

Mais en dépit de cet ancrage dans la tradition, qui lui vaut un parallèle passager (tentant mais pas nécessairement ultra-pertinent) avec les tuteurs Boards of Canada (les rythmiques légèrement hip-hop et craquantes de More guitar on the monitor, please  ou Daylight promise), l'album se révèle tenir le pavé, de part ses variations de climat et de tempo, et sa nette attirance pour les territoires pop. Ainsi, Kröz invite-t-il volontiers Sibylle Fendt au micro de A to B (un hommage à Fleetwood Mac qui sonne comme du Static pur jus), l'onirique Maho Masuda à celui d'Another term for, qui semble tout droit sorti du home-studio de Klima ; et vise toujours l'accroche mélodique même lorsqu'il opère en territoire exclusivement instrumental (Kisses to cure). Si le penchant technoïde et vaguement dancefloor qui transparaît sur l'efficace Matchbox n'étonne pas eu égard aux origines germanique du bonhomme, les effluves exotiques qui émanent de l'enlevé Round & Round sont un peu moins convenues. Pas sectaire pour un sou, Miwon se laisse même tenter comme chez Oblong par l'incorporation douce et réussie d'une ligne de guitare pastorale sur le mimi Lillilullaby.
Rien de propice à révolutionner le genre, mais du bel ouvrage tout de même.
[7.5]
Sébastien Radiguet


Tracklist
01. Shinkansen
02. A to B
03. Matchbox
04. Round and round
05. More guitar on the monitor, please
06. Lillilullaby
07. They leave in autumn
08. Another term for
09. Kisses to cure
10. Daylight promise

Durée : 49'00
Sortie : novembre 2008
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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 22:58
A la tête du projet Vinc2 on découvre un jeune savoyard de 20 ans, qui tout seul et depuis quelques années déjà compose de la musique. Et si l’album expolanète ne sort qu’en 2008, la plupart des morceaux ont été composés entre 2005 et 2006 alors qu’il n’avait que 17 ans. Une préciosité à saluer d’autant plus que le garçon exerce ses talent dans un genre musical qui  a plus à voir avec l’electronica ou l’ambient que le punk rock, style musical plus prisé par les ados à cet age là.

Faisant preuve d’une belle maturité Vinc2 propose 12 titres joués au synthé, glockenspiel et à la guitare dont deux sont chantés par la douce Christine Clément. Pour parler plus précisément de la musique du garçon on pourra évoquer les musiques de films, celles de Eric Serra ("le grand Bleu") qui viennent tout de suit à l’esprit, également les musiques new-age et plus généralement tout ce qui peut évoquer les grands espaces marins ou polaires. Bref le genre de musique qui pourrait très bien illustrer un documentaire animalier.
On ne sait pas vraiment si c’est un genre que Vinc2 affectionne mais en tout cas il montre certaines prédispositions pour ce type d’exercice.
[7.0]
Benoît Richard


Label Musea/Dreaming

Ecoutez "Exoplanète"



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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 21:52
Un peu à l'image de Yellow6, Mark Beazley est de ces artistes qui mènent leur projet (Rothko en l'occurrence) avec une cadence diabolique, accouchant par là même d'une discographie nécessairement pléthorique et éparpillée. Quoi de plus normal et bienvenu donc que ce spicilège regroupant une vingtaine de titres, au mieux disséminés dans des recoins inaccessibles, au pire parfaitement introuvables. C'est ce à quoi s'attache A life lived elsewhere, travail de collecte rétrospective publié chez Trace recordings et résumant bien l'univers du gaillard.

Ici il est évidemment question de vastes espaces d'expression pour basse et guitare, qui aiment à se perdre dans une toile de nappes, et tissent des motifs impressionnistes que viennent embellir harmoniques et bruits blancs. N'étant pas du genre à faire étalage d'une quelconque technicité tape-à-l'oeil, Rothko est de ces formations pour qui une note sans la résonnance et le silence attenants n'est rien, et qui perd de son sens sans les glissements de doigts qui l'accompagnent et sans les flexions de cordes qui lui donnent sa couleur. Cet éloge du minimalisme transparaît particulièrement bien dans la première moitié du disque, parfaite bande-son au Gerry de Gus Van Sant, évoquant notions d'abandon, d'isolement, de perte de repères, avec tous les instants d'angoisse passagère que cela peut impliquer. Et puis, les années passant, le doigté s'affirme, les lignes se font plus éloquentes, nous remémorant au passage les belles heures d'Aerial M (Windows Doors And Other Openings), voire celles de Bedhead (Light Traces). Pour éviter toute linéarité, Rothko s'attache à introduire doux crissements et distortions (Forty Years To Find A Voice), dissimule derrière des brumes opaques des lignes habitées de la bonne vieille nostalgie chère à Acetate Zero (Exits Into Open Spaces), agrémente sa palette sonore de bruitages aquatiques, traits d'orgue et notes cristallines (Sharps Box), ou bien encore de samples naturalistes et champêtres, qui appariés à ces volutes de notes inversées, nous mènent à un résultat du plus bel effet. Un panorama méditatif.
[8.0]
Sébastien Radiguet

Tracklist

01. Suddenly Becomes Light                                           
02. Umber                                                               
03. Undone                                                             
04. To Silence In Sound                                                    
05. Truth Burns
06. Forty Years To Find A Voice                         
07. Windows Doors And Other Openings                      
08. Sky Blue Glow                                                             
09. Exits Into Open Spaces                                              
10. Red Yellow Blue                                                          
11. Light Traces
12. Sharps Box                                                                  
13. St. Seno
14. 291
15. Zurich Trains                                                    
16. Nights Air
17. Not Gone. Not Forgotten.                                           
18. Fugue                                                               
19. No Space Between                         
20. Breaking The Fall

Label : Trace recordings / dbds
Sortie : 2007
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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 21:42
Annoncé comme le chapitre ultime d'une trilogie qui a vu se succéder des chansons à boire, puis placées sous le signe distinctif de l'échec et de la résignation, pour enfin déterrer une colère trop longtemps enfouie, Howling songs voit le contestataire avoué de l'ère sarkozyste poursuivre son chemin entre spleen ibérique et ivresse des balkans, dévoilant par la même occasion une double personnalité hésitant entre résignation harmonieuse et colère ardente.
Plus que jamais, Matt Elliott assume parfaitement son rôle de chanteur, met sa voix grave de profondeur à nu et très en avant, évitant ou limitant l'empilement en strates comme auparavant. Une démarche qui ne fait que rendre le propos plus touchant et sied bien à ces dentelles mélodieuses tissées par des mandolines et guitares très saudade dans l'âme, piano et violon de funambule, dont les notes défilent avec une retenue et une sensibilité toujours aussi hors pair, mais qui tôt ou tard finissent par plier sous la domination de pluies électriques et fougueuses. Car systématiquement, ces instants de sérénité viscéralement mélancolique chavirent vers des tornades abasourdissantes, des ivresses soniques qui sont là comme pour signifier une exaspération face à un monde ruiné et foutu, et surtout une envie d'en découdre avec un système répugnant et vomitif (Bomb the stock exchange, un titre sans ambiguïté).
Un dénouement qui laisse fuser la colère, un point final autant qu'un point de suspension, en ce sens que toutes les suites possibles sont envisageables...
[8.5]
Sébastien Radiguet

Matt Elliott - Bomb the Stock Exchange

Matt Elliott - Something about ghosts

Tracklist :

01. The Kübler-Ross model
02. Something about ghosts
03. How much in blood?
04. A broken flamenco
05. Berlin & Bisenthal
06. I name this ship the tragedy, bless her & all who sail with her
07. The howling song
08. Song for a failed relationship
09. Bomb the stock exchange

Sortie : novembre 2008
Label : Ici d'ailleurs / Differ-Ant
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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 15:26
Bienvenue dans l’univers calme et tranquille de Manrico Montero. Celui avec qui on a fait connaissance par le passé sur la structure IOD sous le nom de Karras et qui a notamment été nominé aux Quartz audio 2007 avec son Ep "Fernen", revient cette fois avec un album Cd dans lequel il tisse une musique ambient, remplie de textures acoustiques retravaillées numériquement, aux climats éthérés très réussis.
Troisième sortie du label après l’album de The Green Kingdom et celui d’Alexandre Navarro, "Betweenness", nous plonge dans une ambiance urbaine, dans lequel le piano, le saxophone, la voix de Vera Ostrova, les cordes et les sonorités plus abstraites renvoient une certaine image, une certaine idée que l'on peut avoir de la ville… On peut très bien imaginer "Betweenness" comme la bande son d’une balade nocturne dans New-york par exemple.
Bref, voici un album extrêmement évocateur, dont les sonorités paisibles et délicates devraient une fois de plus conquérir ceux qui ont apprécié les précédentss productions du label SEM.  
[8.0]
Benoît Richard

Manrico Montero : Tangencies - Part.1

Tracklist :

01. Tangencies - Part.1
02. Evening Roads
03. Sky Flowers
04. Like Golden Blossoms
05. Noon Tide
06. Aster
07. Tangencies - Part.2
08. Sweet Dusk Spiral

Label : SEM
Sortie : novembre 2008

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11 décembre 2008 4 11 /12 /décembre /2008 14:36
Les gens de Kawaii ont le sens de l’humour et c’est pour ça qu’on les aime. Un sens de l’humour qui s’exprime à travers le choix des samples utilisés dans leur morceaux. Car en plus de nous chanter des petites choses avec leurs voix et de faire participer quelques zamis (Orouni, Michael Wookey...) , ils parsèment leurs morceaux d’extraits d’archives sonores dans lesquelles on peut entendre des choses aussi absurdes que drôles comme cette tentative d’explication de l’origine du nom "Ku Klux Klan".
Côté musique, Kawaii distille encore une fois son electro pop/post-rock et foutraque, pleine d’instruments divers et de sons de boites à rythme daus un joli patchwork sonore qui rappelle certaines productions du netlabel Les diks qui sautent, collectif auquel d’ailleurs est lié le groupe… tout comme le label Monster k7 qui sort  l’album... La boucle est bouclée !
A noter que "Stylochord" est sorti en vinyle  avec Face et face B comme il est de tradition chez Monster K7.
[7.0]
Benoît Richard


Kawaii : Starbox
Kawaii: Caquaka

Tracklist :
Face A
1. Le Chaudron
2. Caquaka
3. Il était une fois
4. Love love
5. Starbox
Face B
6. Stuck in a Hurricane (feat. Spasmodic Joy)
7. Le Chaudron (feat. Michael Wookey & Orouni)
8. Jam Fever (feat. Bambino from Uncle Jelly Fish)
9. Caquaka B-Side (feat. Max)
10. Starbox (feat. Flexion Flute)

Label : Monster k7
Sortie : 24 novembre 2008
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