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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 10:10
1000 Hours of Staring présente un album tout saut monolithique, avec 6 titres bien distincts et vite identifiables, avec des ambiances changeantes, des constructions différentes d’une piste à l’autre… bref un groupe que l’on découvre avec surprise un peu plus à chaque piste.
L’aspect contemplatif semble bien être au cœur de la musique de 1000 Hours of Staring, un duo américain qui a déjà fait paraître plusieurs formats courts sur le net label Serein. L’occasion de se pencher sur des descendants de Brian Eno qui avec guitares, piano, sampler parvient à proposer un album fort séduisant et auquel on s’attache très vite.
Ce Co-operative Thread ep présente une musique ambiant, lumineuse et finalement très musicale, où les mélodies, aussi minimalistes soient-elles, occupent toujours un peu l’espace sonore et où les sonorités organiques diverses donnent aux morceaux un relief parfois étrange et toujours intéressant. Une belle surprise qui donne très envie de se plonger dans les autres eps sortis également sur le label Serein.
(8.5)
Benoît Richard
 
www.serein.co.uk - février 2006
 
 
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 09:48
 Au départ de l’aventure Au revoir Simone (nom tiré d’une réplique des "Aventures de Pee Wee Herman" de Tim Burton), rares étaient ceux qui semblaient prendre au sérieux Heather, Annie et Erika, ces trois grandes tringles adorables basées à Brooklyn, réunies opportunément par leur visions musicales communes. Et pourtant, le mini-succès qu’aura engendré leur mini-album inaugural Verses of comfort, assurance and salvation (déjà chez Moshi moshi) échappera largement aux seules frontières du vieux continent.
Passé l’effet de surprise, il était légitime de ressentir quelques craintes quant à la suite de leurs aventures, face à l’éventuel essoufflement de cette formule (faussement) simple et magique. Et bien non, il n’en est rien, et pour une raison simple : la musique d’Au revoir Simone ne ressemble qu’à elle-même et n’appartient à aucune époque. Passionnées et dingos de vieux synthés, de boîtes à rythmes passéistes, les demoiselles ont un sens de la mélodie désarmant, de ces mélodies sitôt entendues, sitôt familières, chantonnées et sifflotées, face auxquelles on reste béat, les yeux écarquillés.
Sur ce premier véritable long format, Au revoir Simone semble s’affirmer plus encore, étoffe ses compositions, faisant quelques infidélités au tout synthé, et au tout féminin en conviant un chœur masculin radieux (The lucky one), une vraie batterie prenant occasionnellement le relai des boîtes à rythme (toujours dominatrices au demeurant). Toute résistance est vaine face à la douce nostalgie et à la mélancolie bleutée qui perdurent même lorsque ces grandes innocentes entreprennent de nous faire twister et dodeliner de la tête (Sad song, Dark halls, Night majestic).
Alors plutôt que de leur tourner le dos, il serait de bon ton de souhaiter pour la seconde fois la bienvenue à Au revoir Simone.
(8.5)
Sébastien Radiguet


Moshi Moshi/Cooperative Music  - mars 2007
http://aurevoirsimone.com
www.myspace.com/aurevoirsimone
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Published by Sébastien Radiguet - dans CHRONIQUES ALBUMS
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27 mars 2007 2 27 /03 /mars /2007 08:53
Derrière un piano dès l’âge de 4 ans, Yasuhiko Fukuzono a très vite compris à quoi il était destiné. Aujourd’hui âgé de seulement 23 ans, ce natif de Tokyo surprend par le contenu de son CV : 6 BO de films réalisés par Takafumi Tsuchiya, la gestion d’un label fraîchement né (Flau, inauguré par la double compilation Echod) et déjà 5 albums si l’on inclut ce récent "Curveland", qui n’a pas laissé indifférentes les oreilles du brillant label Moteer. L’occasion pour la maison anglaise de japoniser un peu son catalogue sans pour autant chambouler l’esthétique mise en place et jusque là entretenue par Clickits, Part-timer, Manyfingers ou The boats. Porté par la voix de sa protégée Cukiyo (dont le premier album solo devrait justement sortir chez Flau), "Curveland" rappelle immanquablement le doux bucolisme de Piana, et constitue une alternative de choix à son magnifique Ephemeral (les arrangements de cordes en moins).
Curveland est un pays idyllique aux courbes nécessairement arrondies et douces, où se joue une musique en cristal soufflé : bleeps et glitchs agissent tels des picotements, des bulles remontant à la surface d’une eau calme où viennent choir quelques gouttes de piano électrique, des flocons de glockenspiel, au dessus de laquelle voltigent des pétales synthétiques et vacillent guitares et flutes vaporeuses.
Aus s’inspire de la nature, la transforme pour la faire sienne, et la rendre plus douce encore.
(8.5)
Sébastien Radiguet

Moteer/import -  février 2007
www.ausmusik.com
www.myspace.com/ausmusik



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