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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 13:48

Croisement improbable entre PJ Harvey, Cocorosie et Bjork, Amélie dévoile sur ce premier album (après un premier EP "From The Burning Tree To The Monster Mountain" paru en 2006 sur le label Boxson) un folk électrique, puissant et retenu, incroyablement mature et abouti.
Débutant sa carrière à Bordeaux, la jeune femme commence à faire de la musique en compagnie du gars du coin, Kim, pour ensuite retrouver Thomas Mery et quelques amis (Jérôme LaMontagne, Erwan Fauchard ou Vincent Dupas de My name is nobody) pour enregistrer son premier album en terre bretonne. Le résultat sonne impeccablement bien.
On découvre treize titres tenus, sur le fil, aux textes sous forte influence Tim Burton, où il est question d’enfance, de rêve, de monstres, et d’histoires d’amour. Porté par la voix assurée de la jeune femme, la guitare, le piano jouet et quelques bricoles, l’album dévoile quelques perles… suffisamment pour nous laisser dire la musique d’Alémie est loin, très loin, d’avoir le côté impersonnel que son nom d’artiste laisse présager. Un disque à découvrir très vite.
(8.5)

Benoît Richard

Boxson/anticraft - juillet 2007

Le site officiel

L’espace Myspace

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 13:42
Projet du Suisse Vincent Verselle, Seychal-Mills propose une musique électronique qui se distingue d’emblée par des sonorités claires, des rythmes mid-tempo, un côté pop et expérimental à la fois, avec en fond, une démarche intellectuelle qui consiste à inviter la littérature à travers les compositions. Plus précisément l’”oulipo” (ouvroir de littérature potentielle), mais également Camus, Nietzsche ou Bram Stoker dans des textes associés à la musique. Tout ça mis bout à bout donne un album vraiment original, où les sonorités électroniques se mêlent à des instruments traditionnels dans un ensemble harmonieux comme en témoigne par exemple le titre “Weathervane”, un des plus belles pièces de l’album.
Sans se rattacher à un courant musical précis, faisant sans cesse le grand écart entre post-rock (made in Chicago) et l’electronica (façon Plaid) Seychal-Mills semble naviguer en électron libre, délivrant une musique qui ne doit rien aux autres et qui s’impose par une façon de faire très singulière, pour donner naissance à quelque chose de très accessible, très palpable et de vraiment passionnant.
(8.0)
Benoît Richard

Autoproduit - 2007
L’espace Myspace



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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 21:36
Même si le label strasbourgeois Herzfeld s'est jusque là fait discret, y compris dans ces pages, il serait dommageable de ne pas vanter rétrospectivement les qualités intrinsèques des albums de T, Buggy, Lauter et Loyola ; lesquels constituent un catalogue certes maigrelet, mais sans faute de goût.
Et après avoir ramassé en pleine face un tube de l'envergure de Sweet emptiness, qui ouvre cet album éponyme de Drey, on se dit que la faute n'est pas sur le point d'être commise. Avec sa basse ronde et profonde, sa batterie enlevée et inventive, ses guitares pertinentes tant dans la luminosité que dans la noirceur, et ses contre-chants livrés par 3 des protagonistes, ce titre ravive violemment les cendres d'une new-wave fédératrice. Et c'est tout naturellement qu'avec une entrée en matière pareille, et quelques autres titres comme City lights ou le syncopé Velvet war, le parallèle avec I Love You But I've Chosen Darkness s'établit. Même puissance mélodique obscure, même envoûtement. Mais là où la musique des texans avait tendance à être desservie par une production hypertrophiée, celle des français Boris Kohlmayer (Lauter), Vincent Robert (Loyola, Buggy), Samuel Colard et Pascal Gully conserve une nudité qui préserve et souligne tous ses reliefs.
 Mais le parallélisme est déviant : Drey s'égare sur des plages ralenties tirant leur inspiration dans le psychédélisme cher à Syd Barrett (The downer, ou plus encore Sleepwalker, enrobés de nappes analogiques, piano Rhodes et harmoniques de guitare), ou à l'exact opposé, s'élance dans une course poursuite sonique (Agitation of spirit).
 Un album modestement classe, dont le contenant rudimentaire ne doit pas voiler les incontestables qualités du contenu.
(8.5)
Sébastien Radiguet
 
Tracklist :
01. Sweet emptiness
02. In the nuthouse
03. City lights
04. The downer
05. Sleepwalker
06. Velvet war
07. Wrong
08. Agitation of spirit
09. Threads
 
Durée : 42'56
Sortie : 15 septembre 2007
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 21:24
Valgeir Sigurdsson a été jusque là l’homme de l’ombre et le bras droit de figures musicales essentielles. On lui est redevable de la mise en sons et en formes d’albums tels que Vespertine et Medulla de Björk, du récent et impeccable The adventures of ghosthorse and stillborn des douces folles Cocorosie, de l’étonnant Ken burns effect des Stars like fleas (parution imminente chez Talitres !), ou encore du très orchestré The letting go de Bonnie Prince Billy.
C’est donc avec une certaine dose d’excitation mêlée d’appréhension que l’on se plonge dans son premier album solo paru sur Bedroom community, un label géré par ses propres soins, et qui en dépit de son jeune âge, commence à se tailler une sacrée réputation dans le microcosme de rares connaisseurs (qui se sont laissés envoûter par les des triturations radicales à la Tim Hecker de Ben Frost, ou sont tombés sous le charme du néo-classicisme de Nico Muhly). Ce dernier est d’ailleurs mis ici à contribution, tant pour ses talents d’arrangeurs que de pianiste, et vient intégrer un alléchant casting où figurent un omniprésent quatuor à cordes, ainsi que les voix de Will Oldham ou Dawn Mac Carthy de Faun Fables.
 
De quoi donc talonner Nine horses ou Faultline dans l’exercice de tailler sur mesure des chansons dans un écrin électronique truffé de détails sonores et élégamment habillé de cordes classieuses. Entre ces chansons qui transitent dans les nuages au son de la voix angélique dédoublée de Dawn Mc Carthy, et qui atteignent leur point culminant sur Kin (soit la crème de The letting go fouettée par la modernité), on trouve des contrepoints instrumentaux qui gagnent en émotion au fur et à mesure que l’album défile. Alors qu’A symetry nous offre un bel exercice de bête de studio traversé de harpe et piano digitalisés, qu’After four constitue un parfait cross-linking entre trip-hop, ambient et tronica, Equilibrium is restored happe l’auditeur comme Eno le faisait, en superposant nappes synthétiques, micro-ondulations et notes cristallines en suspens. L’apogée instrumentale est atteinte sur le poignant Lungs, for Merrilee, avec des tremolos de cordes, des guitares frissonnantes et un piano grelotant dont l’instabilité est à même de vous dresser les poils.
Un disque ambitieux que l’on craignait démonstratif de prime abord, mais qui dévoile peu à peu profondeurs d’âme et de champ.
(8.5)
Sébastien Radiguet
 
Tracklist
01. A symetry
02. Evolution of waters (feat. Bonnie Prince Billy)
03. Focal point
04. Baby architect (feat. J Walker)
05. After four
06. Winter sleep (feat. Dawn Mac Carthy)
07. Equilibrium is restored
08. Before nine
09. Kin (feat. Bonnie Prince Billy)
10. Lungs, for Merrilee

Durée : 49'20
 
Sortie : 10 septembre 2007
 
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 23:27
Suivant le même fil que celui qui les avait conduits à Gehen il y a 3 ans, Oliver Doerell (guitare, basse et électronique) et Stephan Wöhrmann (piano, batterie) reviennent avec Sekunden, un album ayant pour acteur principal le piano. Un piano dont la résonance des accords et la gestion de l’espace n’est pas sans vaguement évoquer Harold Budd (Sekunden, Patinage) ou Hauschka dans ses escapades les plus répétitives (Montauk, Exit, Insect).
A propos de répétitivité, celle-ci est moins de mise que par le passé, laissant davantage de place pour les variations mélodiques et harmoniques, pour une poésie évocatrice, toujours aiguillonnée par une électronique parcimonieuse. Guitare et basse sont également moins timides, et occasionnellement une batterie feutrée infiltre le milieu (Exit), par fois de manière enlevée, en compagnie d’aliens radiophoniques (Patinage).
Samples vocaux et discours fragmentés ne font qu’accentuer  la dimension cinématographique que l’on connaissait déjà chez les tout aussi passionnants Dictaphone, autre formation dans laquelle Oliver Doerell sévit lorsqu’il n’est pas affairé à mettre en son diverses pièces de théâtre. Un travail annexe qui n’est pas sans avoir des conséquences (honorables et bienvenues) sur la musique de Swod.
(8.5)               
Sébastien Radiguet
 
Tracklist
Montauk
Ja
Deer
Sekunden
Exit
Insects
Belgien
Frost
Patinage
 
Durée : 41’10
 
Sortie : 7 septembre 2007
 
City centre offices / La baleine
 
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 23:23
Isolément, discrètement mais prolifiquement, Melodium enchaîne les disques comme certains enfilent les perles d’un collier. Ainsi constate-t-on, non sans surprise, que l’angevin en est déjà rendu à son 11ème album ! Et après tout ce temps passé en son agréable présence, impossible de se tromper sur l’origine de cette nouvelle livraison artisanale. La griffe qu’il imprime à sa musique est devenue immédiatement reconnaissable, et le personnage nous est presque devenu aussi familier que peuvent l’être ses mélodies.
Après deux albums ouvertement pop parus chez Autres directions in music, sur lesquels on découvrait un Laurent Girard prendre une assurance toute relative derrière le micro, l’angevin revient avec 10 titres d’électronica mélodique presque exclusivement instrumentaux (exception faite d’une reprise chantée du I’ve been let down de Mazzy star), regroupés sous la forme d’un CDR uniquement disponible sur son site perso.
Avec la simplicité et l’humilité qui le caractérisent, Melodium superpose sans excès et dans un cadre artisanal quelques lignes mélodiques émanant de claviers, immédiatement familières et rassurantes, à la fois tristounettes et porteuses d’espoir, les souligne d’un trait de guitare et les démange de programmations rythmiques élastiques et rebondissantes.
Plus sobre et spontané que la plupart de ses prédécesseurs (comme par exemple A slight difference in the air pressure, plus dense et tarabiscoté), Vilnius nous offre l’opportunité de prendre rendez-vous avec notre propre enfance. Car c’est indéniablement vers notre prime jeunesse que nous ramène ce lot de douces sonorités.
(8.0)               
Sébastien Radiguet
 
Tracklist
Stockholm
Vilnius
Tioumen
Bilbao
Srebrenica
Tseel
Minsk
Muro
Kribi
I’ve been let down (+ hidden track)
 
Durée : 36’45
 
Sortie : août 2007
auto-produit, disponible sur  http://melodiumbox.free.fr
 
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 16:35
A tous ceux qui un jour se sont énamourés des poupées de porcelaine made in Japan que sont Piana, Gutevolk ou Cinq ; prière d’ajouter à la liste de vos odalisques Cokiyu. Déjà entendue chez Aus (un album chez Music related, l’autre chez Moteer), à qui elle prête son filet de voix, et ayant récemment collaboré avec le génial Shugo Tokumaru, elle signe avec Mirror flake le premier album de sa carrière solo et du catalogue Flaü.
Un peu à la manière de ses compatriotes nippones, la douce Cokiyu échafaude avec un apprêt ostensible des comptines baignant dans une électronique rêveuse et soyeuse, où les sonorités cristallines sont légion, où piano et guitare entretiennent d’étroites relations avec des programmations rythmiques et de petits amalgames numériques. Souvent chantées d’un filet de voix au timbre enfantin, ces chansons charment par leur côté ingénu, mais ne manquent pas pour autant d’ingéniosité, ne serait-ce que dans le soin apporté aux arrangements. Par deux fois (Gdb et Org), la musique de Cokiyu s’égare et divague vers des territoires plus ambient, ou encore nous promène dans la chambre d’une fillette dialoguant avec son piano jouet (Storm).
Un album paisible et lumineux, mignon tout plein, premier d’une liste que l’on souhaite longue dans le catalogue du label fraîchement né Flaü.
(8.0)
Sébastien Radiguet
 
Durée : 41’27
 
Date de sortie : 17 août 2007
Flaü / import
 
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www.myspace.com/ausmusik
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 14:08
Producteur pour les uns, arrangeur pour les autres, créateur d’ambiances sonores et musicales pour des installations, Mathias Delplanque touche à tout et brouille souvent les pistes en sortant de la musique sous différentes formes, sur divers labels et sous différents noms… dont le sien qu’il utilise aujourd’hui pour nous présenter "Le pavillon témoin", un album de musique électroacoustique et moderne, à la fois charmeur et complexe.

Composé avec piano, guitares, violon, sonorités électroniques diverses et abstraites, fields recordings et une poignée d’instruments encore… Mathias Delplanque, un peu  à la manière du duo Man, propose une palette sonore assez large pour donner vie à une quinze titres qui flirtent en permanence avec l’expérimental. Pourtant sur certains, moins fermés ("contre-plinthe"…) , Mathias Delplanque donne un peu d’air à sa musique, l’enjolive de mélodies et la rend tout de suite plus accessible, plus aérienne. C’est sans doute vers ces titres que l’on se tournera si l’aspect pop, le côté "musique de film" qui séduit chez lui prédomine pour vous plutôt que le coté "concret" de sa musique.

Au final, "Le pavillon témoin" laisse l’impression d’un album contrasté, sophistiqué, aux recoins innombrables, où l’on peut se perdre pour de bon si l’on ne prend pas le temps de le visiter plusieurs fois, de s’approprier l’espace sonore tout entier, de se laisser aller à divaguer d’un pièce à l’autre, d’y revenir encore et encore. Bref, un disque construit sur le temps, à déguster par petits bouts, par fragments et vers lequel on revient finalement souvent.
(8.5)
Benoît Richard

Low Impedance/Autoproduit - juin 2007

www.aavvrriill.com
www.myspace.com/mathiasdelplanque




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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 13:23
Et l'on continue de découvrir avec beaucoup d’intérêt les nouvelles sorties du toujours plus prometteur label Waterhouse records avec cette fois un musiciens ami de Calc et de Herman Dune avec qui il réaliste un split lp sorti sur le label Shrimper en 2002. Mais c’est en compagnie des membres de l’excellent Cyann & Ben qu’il va réaliser ce prmeir album intitulé "how the way is long… "

Débutant avec des chœurs qui rappelle le rock venu de Montréal, mais aussi et surtout le bon vieux Neil Young, "how the way is long…" déroule neuf chansons plus belles les unes que les autres, aux ambiances contrastées, mises en valeur grace à des arrangements parfaits autour de l’harmonica, de la guitare du piano…. Bref, un chouette disque de country folk/rock, bougrement mature, séduisant de premier abord et vraiment passionnant sur la longueur. Oui, el boy die c’est déjà grand !

(8.5)
Benoît Richard

Waterhouse Records – juin 2007

www.myspace.com/elboydie
www.myspace.com/waterhouserecords
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 13:17
Si Chan Marshall (Cat Power), Will Oldham ou Bill Callahan (Smog) on, depuis plusieurs albums, quelque peu musclé voire délaissé leur slowcore des débuts, laissant du coup le champ libre à d’éventuels successeurs capables de jouer des arpèges "à deux à l’heure" et de nous bouleverser par la même occasion, sûr que Tiny Vipers ("langues de vipères" in french) pourra largement faire figure de digne relève du trio magique avec ce "Hands across the world" tout bonnement magnifique.

Porté par les petites épaules de  Jesy Fortino, Tiny Vipers déploie sa douce mélancolie sur 7 titres et 42 minutes. Largement suffisant pour se rendre compte que la jeune femme a du talent pour des écrire des folk-songs aussi bouleversantes que dépouillées et auxquelles on s’attache  très vite. Une vraie découverte qui on l’espère ne restera pas sans suite !
(9.0)
Benoît Richard

Sub Pop/PIAS 
sortie : 24 juillet 2007

www.myspace.com/tinyvipersss



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