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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 20:26
Deuxième album pour le compte de l'exigeant label 12k, Aix voit le passionnant Giuseppe Ielasi transposer ses ambiances électro-acoustiques dans un contexte où les rythmiques concrètes prennent forme.
Sur une trame ambient réduite où le travail de la matière sonore reste un souci de premier ordre, l'expérimentateur italien superpose et enchaîne boucles lentes et minimales, samples morcelés et esquisses rythmiques élaborées à partir de sources sonores variées et dématérialisées. Laissant une large place à l'espace, ces éléments s'imbriquent en donnant l'illusion de le faire, sinon de manière aléatoire, avec un décalage permanent qui instaure  une sensation de flottement qui sied fort bien à la délicatesse de l'ensemble.
Derrière cette approche de prime abord clinique et systématique (où le superflu n'a pas sa place, et ce jusque dans les titres anonymes et concis), la musicalité n'est pas en reste : ainsi des mélodies aux contours nets apparaissent dans les engrenages de piano, guimbarde et djembé de la 3ème pièce, sorte de bref écho aux ambiances claustrophobes du Silur de Tarwater.
Si à de rares occasions, l'accent est mis sur un travail plus linéaire de textures synthétiques et cristallines, la nouvelle attirance de Ielasi pour ces canevas rythmiques qui font écho à l'artwork très architectural, nous promènent sur des territoires dub au groove jazzy, marqués de basses rondes et pulsations sourdes.
L'italien, qui s'en est allé enregistrer cet album à Aix-En-Provence, nous gratifie d'un supplément d'âme et de chaleur très palpable en fin de parcours. La pénultième pièce mêle ainsi samples morcelés de guitare, harpe, marimba et trompette, et les réagence en un lent ballet mélancolique et profondément humain. L'état de léger spleen perdure sur un final où notes étirées d'accordéon et de cuivres accueillent de bien jolis motifs tricotés par une contrebasse des plus dextres.
Du très bel ouvrage, presque Aix-emplaire.
[8.5]
Sébastien Radiguet


Durée : 31'20
Sortie : janvier 2009
Label : 12k

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 21:25
Quand un label (Sensory projects dans le cas présent) se charge de prodiguer quelques bonnes nouvelles (Hood et sa ramification The Declining Winter, entre autres) en ses propres terres (l'Australie en l'occurence), cela incite inévitablement à une fouille rapprochée de son catalogue.
Et la première trouvaille à émerger de ce travail exploratoire (guidé par les conseils avisés de monsieur Part-Timer) répond au nom de Children of the Wave. Et pour que les choses soient immédiatement claires, elle n'est pas des moindres.
Né de la rencontre d'un folkeux pur-jus amateur de mélodies et d'un manipulateur de son doucement illuminé, ce projet jongle habilement avec ces origines disparates.
Dès Underwater song, le décor naturaliste et l'humeur rêveuse sont plantées : on se laisse bercer par le ressac de la mer et autres fields recordings, une guitare préparée aux notes inversées, de petits drones d'accordéons, qui résonnent comme autant d'ingrédients qui on contribué à la renommée de Mountains. Mais une montagne avec un vocaliste céleste au sommet.
Mais ce penchant pour une ambient manipulée et infiltrée de samples dépaysants ne doit pas occulter les déviations vers une folktronica enchanteresse (les boucles de Kora et ses rythmiques de pongiste), ou plus généralement vers un folk pastoral et astral qui vaudrait à nos nouveaux amis de figurer au catalogue Kning Disk, juste à côté d'Erik Enocksson, Misophone ou Peter Broderick (on trouve sur Happy bats cette même façon de survoler d'un chant spectral un terrain ambient délicat).
A l'évidence curieux, globe-trotters dans l'âme (au point d'aller à la pêche aux samples en Corée ou à Bali) et touche-à-tout (tout = harmonium, guitare, kora, clarinette, Farfisa, accordéon, claviers, poubelles recyclées, brics et brocs...), ces enfants ont su extirper la face apaisée et touchante de Tunng, où les penchants les plus boisés d'un Mùm qui aurait convié au folklore pensif de Late august blues, un chant de baleine australe et une panoplie très vaguement countrisante (banjo, violon et triangle).
Que Children Of The Wave constitue une belle surprise, c'est peu de le dire, et ça n'est pas le caudal Should there be violence ?, avec son final en forme d'ambient étoilée en totale apesanteur (merci Mr Eno), qui nous incitera à déclarer le contraire.
[8.5]
Sébastien Radiguet

Children of the Wave - Children of the Polka

Tracklist :
1. Underwater song
2. Kora
3. Happy bats
4. Late August blues (and reds)
5. And then the rain came
6. Even the stars are a mess
7. Children of the polka
8. Something good
9. Should there be violence?

Durée : 43'10
Sortie : septembre 2008
Label : Sensory projects

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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 21:14
C'est dans une salle de cinéma arts et essais que nous avions quitté les parisiens NLF3, attachés qu'ils étaient à l'illustration sonore du film Que Viva Mexico ! Et c'est tout récemment que nous les avons retrouvés au détour d'Echotropic, un Ep annonciateur d'horizons nouveaux, aux couleurs plus rythmées et aux contours légèrement psychédélico-abrasifs.
Sans pour autant délaisser sa marque de fabrique, le trio creuse ce sillon, se rapprochant par la même occasion de l'axe Tortoise-Battles-Pivot, partageant avec eux une manière assez similaire d'enfanter des compositions inventives infiltrées d'électronique et de boucles répétitives, où science mélodique bataille avec rigueur mathématique. Mais ce parallélisme ne doit aucunement occulter la persistance de stigmates de tropicalisme afro et latino, tels qu'entendus chez Berg Sans Nipple, autre formation singulière à affectionner tout autant les voix falsifiées et illuminées que les claviers qui transpirent l'authenticité (pianos électriques et orgues qui postillonnent de petits jets de saturation).
Si le schéma général repose beaucoup sur le principe de la répétition/variation, les changements de cap imprévisibles ne sont pas exclus. Ainsi, Fuses, Apes & Doppler nous amène en terrain dense et psyché, trahissant une attirance certaine pour les montées lysergiques du Pink Floyd des débuts ; et nous laisse choir  sur un lit éclairé de kalimbas et lucioles synthétiques, chahuté de percussions tribales distordues et sporadiques.
La cavalcade impétueuse Hurricane terminée, NLF3 opte pour un dénouement plus apaisé,  évoquant au passage de Mmm what curse ses expériences passées en matière de ciné-concert, et planant dans un Stellar Subkingdom synthétique et posé à souhait.
[8.5]
Sébastien Radiguet

Ecoutez l'album :

Tracklist :
01. Several Kinds
02. Echotropic
03. Ride On Ride On
04. Fuses, Apes & Doppler
05. Shaadonga Falls
06. Birds No Birds
07. Oxala Mon Amour
08. Hurricane
09. Mmm What Curse?
10. Stellar Subkingdom

Durée : 43'10
Sortie : février 2009
Label : Prohibited / Differ-ant

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 00:10
Annoncé comme étant le second volet d'une trilogie couvée par le sépulcral label Miasmah, Varde a puisé son inspiration désolée et glacée dans une histoire centenaire au dénouement tragique : l'expédition conduite par le Capitaine Scott en Antarctique, qui se solda par la disparition de son escouade, et dont les corps furent retrouvés quelques 8 mois plus tard momifiés par la glace.
Pour retranscrire le panel d'émotions ressenties par cette équipe d'explorateurs (isolement, peur, incertitude, fascination, épuisement), le norvégien Tommy Jansen aka Elegi déploie de vastes nappes et de légers drones reflétant cette immense étendue polaire, y adjoint de nombreux field recordings en lien direct avec les faits (souffle du blizzard, chuintements de pas sur la neige, voix abattues par la faim ou l'épuisement, impacts que l'on imagine être ceux d'une pioche dans le sol glacé, archives radiophoniques....), et greffe à ce tableau ambient une dimension classique prépondérante par le biais de cordes. Des cordes qui tantôt se font vecteurs d'anxiété, via un jeu d'archet froissant, tantôt exsudent des mélodies élégiaques, soulignées par un hululement de scie musicale, un tintement de cloche funeste (Rak), des roulements percussifs asphyxiés (Drivis), ou un trait de piano distant et circonspect, qui nous rappelle les heures mélancoliques de Nest ou Deaf center (Svanesang, Uranienborg, Sovnens Kvelertak). Ajoutés à ces interventions organiques, quelques habiles jeux de collages de boucles déconstruites (guitare et sources indistinctes sur les tristes et beaux Arveslov ou Skyggespill) contribuent à posément réchauffer et nuancer un tableau forcément polaire, et parfois funeste.
[7.5]
Sébastien Radiguet

Elegi - Fandens Bre


Tracklist
01. Varde (2:17)
02. Skrugard (6:38)
03. Svanesang (6:15)
04. Arveslov (2:38)
05. Drivis (5:23)
06. Uranienborg (5:07)
07. Fandens Bre (4:31)
08. Skyggespill (2:05)
09. Angekok (4:25)
10. Rak (6:42)
11. Sovnens Kvelertak (3:34)
12. Den Store Hvite Stillhet (4:17)

Durée : 53'50
Sortie : janvier 2009
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 23:02
Remarqué par Gus Van Sant qui a notamment utilisé ses musiques pour illustrer certains passages de son film "Paranoïd Park", Ethan Rose est un musicien américain qui, pour son troisième album, a utilisé des samples d’un vieil orgue Wurlitzer qu’il a mélangé à des sonorités électroniques diverses ainsi qu’à des sons provenant de boites à musiques, de pianos mécaniques, de carillons.
Le résultat donne un album ambient assez uniforme qui laisse une grande place aux sonorités fines cristalline et aux ambiances cotonneuses. Même si tout ça est plutôt agréable à écouter, toutefois l’ennui et la somnolence ne sont jamais très loin et on regrettera peut-être un manque de variations, de dénivelé dans des compostions pourtant pleines de charme mais qui peine à s’exprimer véritablement.

[6.5]
Benoît Richard


Ethan Rose  : On Wheels Rotating


Tracklist :
1. On Wheels Rotating
2. Rising Waters
3. Grand Marcher
4. The Floor Released
5. Fortunate
6. Scenes From When
7. Mighty Mighty
8. Bottom

Durée : 37'48
Sortie : janvier 2009
Label : www.baskaru.com

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 21:27
Parallèlement aux tunnels dark-wave très fréquentables de PNDC, le serbe Predrag Nedic explore avec Keep Away From Heat un filon un peu plus chaleureux, et selon les dires du principal intéressé, dévoile avec cette entité ses facettes les plus personnelles.
Affectionnant les sonorités vintage et datées jadis chéries par Isan et autres sociétaires de la maison Morr, KAFH tisse des ambiances multi-couches où claviers et mélodies sont bien plus palpables que laptops et logiciels attenants, rappelant à cet égard des artistes épris de constructions rétrogrades tels que Gnac ou Ellis Island Sound (Des notes de clémentines, Toys). A cheval entre électronica climatique et dream-pop,  KAFH se plaît à manipuler voix frelatées, frétillantes et gonflées à l'Helium bliss, adopte une attitude vaguement pop en invitant la guitare de son ami Housework sur un Tear me apart qui dévoile autant d'atouts et d'accroches que les ouvrages du Melodic d'antan. Aidé de choeurs et synthés enveloppants, il laisse miroiter de possibles reflets de lignage avec un Helios ou un Ulrich Schnauss à la production artisanale (Everything...senseless), qui auraient croisé en chemin le piano électrique de The Album leaf (Heavy metal birds). En bout de tribulations, Rainbow drops nous plonge dans un bain vaporeux de nappes et voix féminines que l'on aurait souhaitées moins apprêtées, avant que Wall ne nous rapproche des ambiances plus sépulcrales de PNDC, avec sa basse lentement métronomique, ses lignes de guitares claires et brumeuses qui s'entrecroisent avant de se diluer pour mieux s'égarer.
[8.0]
Sébastien Radiguet

Tracklist

1. Helium bliss
2. Everything... senseless
3. Heavy metal birds
4. Tear me apart
5. Des notes de clémentines
6. Toys
7. Rainbow drops
8. Wall
9. The things that aren't funny

Durée : 44'45
Sortie : août 2008
Label : Ammonite records
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 21:16
A travers ce premier album, l'artiste canadienne adepte de spoken word Myra Davies nous livre une série de cartes postales musicales aux textes d'une qualité rare, écrits d'une plume juste et raffinée, où il est avant tout question d'instants saisis dans le flot imperturbable de la ville (une curieuse rencontre à New York, une vision impressionniste de Berlin, les parfums de café à Hanoï, le " ballet " de femmes voilées et toute de noir vêtues dans un centre commercial de Qatar...) et de regards sur la situation des femmes dans notre bas-monde (plus qu'une allusion, My friend Sherry pose un oeil critique sur les campagnes anti-avortement).
Et pour l'occasion, Myra s'est entourée pour l'essentiel de Gudrun Gut (auteur du très bon I put a record on), adepte d'une électro essentiellement rythmique et vieille école, qui nous renvoie indubitablement à l'underground berlinois (Burrough's bunker, Drill, ou Worm qui voit se succéder en toile de fond moultes airs de cordes et accordéons). Au passage de l'efficace My friend Sherry, on lorgne vers un dub aux consonances vaguement ethniques, gratifié d'un refrain exquis où voix estropiées offrent un joli contre-chant mélodique au phrasé invariablement psalmodiant de Myra. Presque inévitablement (pour rappel, on est en territoire musical germanique), on glisse vers une techno léthargique, aquatique et lysergique (Rain), élégante dans son habit minimal et obscur (Qatar). Par deux fois, Gudrun Gut cède la main : d'abord sur Stuff, où la société de consommation est pointée du doigt, sur fond de valse patraque dessinée à l'accordéon et au piano, et puis sur Hanoï, où il est davantage  question de capter pour mieux réinstaller l'ambiance de la ville, de ses cafés, en s'aidant de bribes de Dan Bau, instrument traditionnel et atypique vietnamien.
Plus fanées que les autres, les deux dernières cartes postales dégagent un air de nostalgie, avec mélodie sépia au recto et poème d'Emily Pauline Johnson au verso (Calgary), évoquant les notions de mémoire familiale sur fond d'airs traditionnels fantomatiques et désaccordés, comme émanant d'un antique gramophone (Goodbye Belfast).
[7.0]
Sébastien Radiguet

Tracklist

01. Burroughs' bunker
02. My friend Sherry
03. Rain
04. Stuff
05. Hanoi
06. Qatar
07. Drill
08. Worm
09. Calgary
10. Goodbye Belfast

Durée : 47'35
Sortie : septembre 2008
Label : Moabit musik
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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 21:08
Il est loin et définitivement englouti le temps des plages oniriques de son inaugural For frosty mornings and summer nights. Depuis ce temps révolu, John Twells, co-fondateur du label Type et bulbe unique du projet Xela, a doucement mué et ne cache plus sa fascination à l'égard de la mort et du mysticisme le plus obscur.
Plus d'une heure durant, on glisse sans heurt et sans lumière d'ambiances ténébreuses à des climats oppressants. Derrière ce nattage de nappes impénétrables et inhospitalières, de textures crépitantes qui habitent Ut Nos Vivicaret, on perçoit des cloches christiques qui sonnent le glas au loin, imperceptiblement, et qui finissent par occuper de leur tonalité grave et vacillante l'espace d'In Deo Salutari Meo, doublées de carillons glaçants et de ronronnements d'hélice anxiogènes.
Avant que ne tombe le couperet final, In Misericordia tétanise de ses turbulences et souffles glacials peuplés d'esprit maléfiques, comme pour mieux nous préparer à l'oppressant et radical Beatae Immortalitatis, où percussions sourdes et cymbales cinglantes s'installent ; stridences, dissonances et cris apeurés se font plus abondants, alors que les machines s'emballent et s'engagent dans un ostinato impassible qui prend des allures de bras de fer suffocant et exterminateur, à la limite du supportable. Une expérience fascinante pour les uns, douloureuse pour les autres : à vous de choisir votre camp.
[6.0]
Sébastien Radiguet

Tracklist

1. Ut Nos Vivicaret (12:45)
2. In Deo Salutari Meo (13:52)
3. In Misericordia (14:34)
4. Beatae Immortalitatis (20:37)

Durée : 61'50
Sortie : décembre 2008
Label : Type
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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 20:46
Boudé à sa sortie en 1922, le film scandinave Häxan a bénéficié d'un souffle nouveau sous l'impulsion de la maison Tartan. A l'occasion de cette renaissance, ce film muet s'est parementé d'une BO signée Bronnt Industries Kapital, projet mené par le bristolien Guy Bartell, dont l'obscurantisme machiavélique en avait séduit plus d'un à l'occasion de Virtute et Industria paru en 2005 (déjà chez Static Caravan).
Et autant dire que l'univers hanté du bonhomme est en parfaite synergie avec ces histoires des sorcellerie peuplées d'âmes démoniaques. Armé d'un bagage renfermant claviers analogiques, orgues tremblotants, mellotron d'antiquaire, cordes que la rouille commence à ronger, le musicien tisse des ambiances de nécromancien aux sources sonores érodées et désagrégées.
Au fil des 27 titres, on passe d'une ambient raffinée et manipulée à la mode 12k (Love potion) ou enveloppante comme celle de Stars of the Lid (The monastery), à des tonalités résolument plus flippantes jouant sur de légères dissonances (The devil, Inquisition) ou distorsions (Torture chamber), invitant des orgues mystiques presque sataniques (Fire) ou intégrant des collages sonores et petits éléments qui évoquent une ère post-industrielle déshumanisée (Hell, Conspiracy). Souvent synonyme d'occultisme, sa musique a souvent l'humeur maussade, se parant volontiers d'arpèges de guitare désolée rehaussés de nappes et hululements fantomatiques (Underground ou The youngest servant, dont les stratifications vont croissant), ou de mélodies surréalistes et féériques dessinées à coup de notes célestes vacillantes (Centre of the universe, Witch, Torture chamber, Endless pressure).
Parfois, elle prend le parti de se dénuder un peu plus, laissant la parole à des claviers démantelés et mélodieux délivrant des thèmes tristes et beaux qu'on imagine sortis des cerveaux d'un Boards of Canada léthargique et dépressif (Rites & roghts, The power of lead, Confessions, Violent despair, Hysteria, Russian book).
Un nuancier subtil et fané qui baigne dans l'ésotérisme et donne envie d'en savoir davantage sur cet objet filmique ressuscité.
[7.5]
Sébastien Radiguet


Durée : 74'40
Sortie : novembre 2008
Label : Static caravan
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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 22:50
Après une grosse dizaine d'années à publier avec constance ses 4 à 5 chroniques musicales hebdomadaires, Aaron met un terme à almostcool pour mieux faire éclore somethingexcellent, où il ne parlera que des choses qui lui tiennent à coeur. Histoire d'établir un lien entre le site mourrant et le blog naissant, Aaron y a posté un mix en deux chapitres (le premier ici, et le second ), regroupant quelques 22 titres piochés dans les albums ayant marqué son année 2008. Un mix goûteux, éclectique et chaudement recommandé.
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