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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 20:45
Amateurs de douceurs et mélodies sensibles, fuyez prestement ! Versus grain est un disque luciférien, un majeur tendu bien haut à la scène musicale toute entière, fermement résolu à mettre systèmes nerveux et auditif à rude épreuve.
Brutal, radical, destructeur et inhospitalier, ce trou noir ne réserve ni pause respiratoire, ni rai de lumière.
En l'espace de 9 pièces assommantes, Cloaks mêle les remous dubstep et les basses abyssales d'un Burial glacial et corrosif, les climats anxiogènes d'un Dälek, les sonorités indus et robotiques d'Einstürzende Neubauten (une once de malmenage en sus), les expérimentations bruitistes de la clique Mego ou du sauvageon Merzbow ; le tout allègrement immergé dans un bain de textures à la granulosité digitale abrasive.
Inutile de préciser que les prestations live dudit groupe se soldent par une détérioration souvent irréversible du matériel.
Sur disque ou sur scène, les vertus oppressantes de ce char d'assaut sonique sont garanties.
[6.0]
Sébastien Radiguet

Cloaks :
Rust on metal

Tracklist
01. #00148
02. Junk
03. Against
04. #00162
05. Rust on metal
06. Sixmenace two
07. #00197
08. R.F.I.D.
09. Detritus

Durée : 34'40
Sortie : juin 2009
Label : 3by3
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 20:35
Ici comme ailleurs, l'album Treny du polonais Jacaszek avait marqué bon nombre d'esprits par la mystérieuse profondeur de ses ambiances.
Se décomposant en dix parties, son successeur s'attache à dépeindre de manière sonore l'intérieur de vieilles églises gothiques basées à Gdansk. Plus abscons et moins mélodique, Pentral se focalise sur les ambiances minimales et obscures, où orgues, nappes et souffles sont légion, laissant filtrer quelques éléments percussifs épars à la résonnance assourdie, et quelques bruits environnants aux tonalités métalliques ou cristallines (cloches, triangle, toy piano, tous légèrement asphyxiés).
Globalement claustrophobe, conviant régulièrement des chorales angéliques, Pentral se rapproche par endroits des paysages de désolation et mortifères décrits par Bronnt Industries Kapital sur la BO du film Häxan, ou évoque les fusions dark ambient / néo-classique de Murcof (tout particulièrement sur le 3ème volet, avec ses va-et vient de piano et de samples symphoniques).
A ce jeu, Jacaszek parvient à une étonnante profondeur de champ (Part IV), lorsqu'il échafaude un crescendo d'orgue caverneux et un copieux empilement de strates de nappes et cordes.
Par deux fois, le polonais tire l'auditeur de sa torpeur en offrant des contrastes stupéfiants, pour ne pas dire terrifiants : d'abord, il nous assomme de secousses telluriques qui pourraient être le fait du jeu simultané de 50 orgues liturgiques s'époumonant (Part II) ; puis récidive sur un Part VI schizophrène par excellence, alternant calme mystique et feutré avec déferlantes d'orgue et de choeurs apocalyptiques.
Accompagné d'un DVD incluant la version Dolby 5.1 de l'album, ainsi qu'un documentaire signé Antek Grzybek, dressant le portrait de l'artiste et traitant de la genèse du disque, Pentral révèle une facette moins consensuelle et moins accueillante de son auteur.
[7.0]
Sébastien Radiguet

Jacaszek : Pentral 20part 20III

Durée : 35'50
Sortie : juin 2009
Label : Gusstaff records
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 20:23
Il y a trois ans de cela, Yvonne Cornelius dite Niobe envoyait balader les chansons de son White hats sur des territoires bigarrés (de la bossa au disco), toujours lovées dans un écrin moderniste et bidouilleur, portées par des cordes vocales un peu maniérées aimant les effets de style (entre diva miniature et chanteuse de soul à l'exubérance contenue). Et c'est précisément quand elle n'abuse pas de ces mêmes effets que son propos se montre le plus sincère et captivant.
Ainsi le charme opère lorsque sa voix dénudée converse avec une guitare à la lo-fi attitude mesurée, quelques cordes discrètes et précieuses (Silicone soul), ou encore des flûtes volatiles (Gnomes and pixies). Si l'on trouve souvent nichées au creux de ses étranges chansons des manipulations à l'outil informatique, celles-ci semblent parfois faire figure de bizarreries gratuites, distribuées comme autant de signes extérieurs de marginalité. Les dérapages numériques azimutés venant irriter le duo de crooner qui officie sur le fond de piano et toms métronomiques de Time is kindling peuvent aisément être perçus comme tels.
Par ailleurs, les bidouillages sont utilisés avec parcimonie et à meilleur escient, servant à rendre ludiques les pourtours de la valse You have a gift, à engourdir et camer Black bird's echo, ou à trouver un point d'équilibre entre les deux (Ava Gardner at the swimming pool, petite ritournelle de bébé pachyderme, avec sa basse joyeusement pataude jouée au tuba).
Jamais à une excentricité près, Niobe s'autorise une Cadillac night, entre dub de diva et R'n'B anti-FM, un simili-cha-cha feutré et cuivré (My conversion), sans pour autant renier les ambiances relax qu'elle affectionne : Lovely day et Fever, leur swing léger et insulaire, rehaussé de guitares hawaïennes et de voix semblant émaner d'un antique gramophone.
Agréable dans l'ensemble, en dépit de quelques passages qui tombent à plat.
[7.0]
Sébastien Radiguet

Niobe :
Lovely day

Tracklist :
01. Silicone soul
02. You have a gift
03. Time is kindling
04. Cadillac night
05. Blackbird's echo
06. Lovely day
07. A shark
08. Fever
09. Gnomes and pixies
10. My conversion
11. Ava Gardner at the swimming pool
12. Blue wolf

Durée : 43'40
Sortie : mars 2009
Label : Tomlab / Differ-ant
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 20:46
Enfantant les albums avec une fréquence quasi-annuelle, John Vanderslice en est rendu à son septième, continuant à tenir un discours pop versatile et parfois lyrique, étayé de vents, de cordes et de sonorités aux saveurs particulières (Mellotron, Orchestron, Pump organ).
En l'absence de son ami Scott Solter, producteur pointilleux, véritable révélateur du détail étrange (qui a brillé par sa présence aux côtés de The Balustrade Ensemble), sa musique revêtirait certainement une allure plus ordinaire et moins pertinente.
Mais il n'en est rien, et il paraît presque aussi inenvisageable de tout aimer que de tout détester dans cette brève collections de chansons changeantes.
On trouve ici une ballade dénudée, discrètement chantée par un homme seul en proie avec sa guitare et ses états d'âme (Romanian names), quelques pages de pop familière, dans la lignée de celle générée par Death Cab For Cutie (Sunken Union Boat), ou dans celle plus passéiste et polyphonique remise au goût du jour par Midlake (Carina Constellation). Le bonhomme s'en sort également bien lorsqu'il tente le coup ambitieux de la lente procession électro-orchestrale (Too much time, ample comme une réminiscence du Music for Moviebikers de Kaada), ou celui de la pop panoramique drapée de cordes et de piano (Fetal horses, dans lequel sa voix, dans ses élans lyriques et solennels, nous rappelle immanquablement celle de Robbie Williams, et oui, c'est ainsi). John Vanderslice aime aussi jouer la carte du contraste, opposant sa voix limpide aux guitares cradingues et léthargiques de Krikor (Summer stock), ou faire le fanfaron, en osant un C&O Canal en forme de foxtrot conçu par un Tunng qui aurait convié un tandem de chansonniers appliqués, en vue d'illustrer le monde merveilleux de Walt Disney. Curieux gonze tout de même.
[7.0]
Sébastien Radiguet

John Vanderslice : Too Much Time


Tracklist
01. Tremble And Tear
02. Fetal Horses
03. C&O Canal
04. Too Much Time
05. D.I.A.L.O.
06. Forest Knolls
07. Oblivion
08. Sunken Union Boat
09. Romanian Names
10. Carina Constellation
11. Summer Stock
12. Hard Times

Durée : 37'25
Sortie : juin 2009
Label : Dead Oceans / Differ-ant
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 21:23
Après une poignée d'albums ambient plus ou moins obscurs (les macabres Xela et Svarte Greiner ou le rêveur Mokira), Type s'octroie le droit de signer City center, un tandem d'artistes légèrement siphonnés baignant dans le même New York animalier et foutraque que celui d'Animal Collective ou mieux, de son échappée solitaire Panda Bear.
Et même si de prime abord, dans leur façon d'échafauder des voiles brumeux à partir de matériaux électroniques désintégrés et de guitares retravaillées, de chanter d'une voix lointaine et noyée dans l'écho, le tandem conduit par Fred Thomas et Ryan Howard nous renvoie plutôt à un Benoît Pioulard azimuté et délesté d'une once de mélancolie, on se rend très vite compte que le parallèle avec notre Panda préféré est plus pertinente.
En effet, très souvent cette pop voilée et cramée par un surplus de soleil dévie vers une forme de tropicalisme psychédélique rehaussé de parcelles de flutes, vibraphone et gamelan, où les voix se démultiplient, se font foldingues, où les percussions sommaires (tambourin, entre autres) et les programmations rythmiques chétives arborent une attitude résolument primaire (de primate ?), pour ne pas dire tribale.
Loin d'être erronée mais forcément réductrice, la ressemblance est assez flagrante sur Bleed blood, titre qui nous rappelle avec délice les jams d'Animal Collective dans leur penchant le plus liquéfié (et l'attirance pour le maëlstrom sonore est même vivement partagé sur le final de Young diamond !)
Mais l'album recèle aussi ses intermèdes dénués de toute accroche poppy, notamment lorsque les voix s'étiolent au point de filer le parfait accord avec les vastes plages vaporeuses que sont Cloud center et You are a force.
Avis donc à tous ceux qui pensaient que les cinoques Animal Collective et la coqueluche Panda Bear avaient fait le tour de la question : un détour par ce City center n'a rien de superflu et s'avère même être très digne d'intérêt.
[8.0]
Sébastien Radiguet

City center :
Open/House

Tracklist :

01. Killer whale
02. Open/House
03. Life was a problem
04. Gladest
05. Bleed blood
06. Cloud center
07. Your are a force
08. Summer school
09. Young diamond
10. Unfinished hex

Durée : 41'50
Sortie : mai 2009
Label : Type records
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 21:11
Multipliant autant les pseudos (Mokira, Lowfour, Komp, Rechord) que les labels fréquentés (Mille Plateaux, Type, Echocord, CubicFabric, Raster Noton pour ne citer que les plus illustres), Andreas Tilliander fait un peu figure de ponte sur la scène électro actuelle, tant pour ses travaux en tant que compositeur, que pour ses prouesses à la production et au mastering.
Sur ce deuxième album pour le compte du label Type, où les titres s'enchaînent de manière imperceptible, la part belle est faite aux longues plages ambiantes et (quasiment) arythmiques.
Ainsi, sur les deux premiers titres, on se laisse bercer par un léger flot de nappes vacillantes au grain analogique, qui se répètent suivant un processus de lente désintégration, tel qu'affectionné par William Basinski. Et puis subrepticement se greffent d'autres éléments du même type alliés à des samples, des voix et séquences radiophoniques altérées très lointaines, apportant à l'ensemble étoffe et variations de tons.
Et puis la matière s'amenuise, un squelette de basses synthétiques et réverbérées constitue l'essence minimale et vaguement dub de Contour. Ces basses arrondissent leurs angles, se font sourdes, pulsatives et répétitives, donnant au finement rythmé Valla Torg kraut des allures de dub subaquatique  niché dans la peau d'un krautrock défilant à vitesse réduite.
Faisant office de césure, le bien nommé Oscillations and Tremolo ressemble à une exploration amoureuse des potentialités (et potentiomètres) d'un vieux synthé analogique aux sonorités très sinusoïdales, cristallines d'une part, plus incisives et science-fictives d'autre part.
Ode to the Ode to the Street Hassle semble vouloir ressusciter une fanfare militaire sans âge, sous forme de sample profondément altéré et mis en boucle, nostalgique transition vers un final où la rémanence des nappes défaillantes du début dans une version plus mélodique et sensible nous invite à l'amour (dixit le titre).
[7.5]
Sébastien Radiguet

Mokira :
Invitation to love

Tracklist :
1. About last step and scale
2. Lord, am I going down ?
3. Contour
4. Valla Torg kraut
5. Oscillations and Tremolo
6. Ode to the Ode to the Street Hassle
7. Invitation to love

Durée : 53'10
Sortie : avril 2009
Label : Type records
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 20:43
Fruit d'une collaboration entre Greg Haines et Danny Saul, cet album compile quelques-unes de leurs prestations live, souvent dispensées à un public peu réceptif, voire indifférent et irrespectueux de ces plages jouant avec la dilatation du temps et l'expérimentation spontanée.
Avec pour seuls instruments quelques guitares, un violoncelle et une poignée d'objets, Liondialer extraie une matière sonore qu'il retravaille en direct à l'outil numérique pour mieux l'étirer et la modeler.
Les climats élaborés, bien qu'intimement imbriqués, sont ici très changeants. Dans le meilleur des cas, le duo nous offre une ambient délicate et harmonieuse (Saki), un peu à la manière d'un Stars Of The Lid qui aurait décidé d'intégrer davantage de fields recordings et d'échardes dans ses paysages vaporeux. Sur les minimaux et cinématographiques Green room 2 et Rarefish, les quelques notes et arpèges de guitare évoquent autant les divagations d'un Loren Connors que les images d'un désert aride. Mais il n'est pas rare que les ambiances se crispent, que le jeu d'archet se fasse vicieux et capricieux, générant ainsi des dissonances durables, qui finissent toujours par avoir raison de la patience du public (Bay horse).
Et dans le pire des cas, le tandem met son auditoire à rude épreuve, propose sa vision singulière et bruitiste de la Music Box, loin des tintements apaisants et nostalgiques auxquels on associe systématiquement la dite boîte. A même de marquer à vie n'importe quel môme en possession de pareil objet, leur boîte à musique, en distillant des manipulations extrémistes, des attaques rugissantes et des scories apocalyptiques, repousse les limites du supportable.
Un disque intransigeant et schizophrène.
[6.5]
Sébastien Radiguet

Liondialer :
Green room 2

Tracklist :
01. Intro
02. Saki
03. Green room 2
04. Bay horse
05. Green room 1
06. Lady Barn
07. Music box
08. Rarefish

Durée : 52'30
Sortie : mars 2009
Label : White box recordings
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 16:29
Sorti conjointement sur Herzfeld et Clapping Music,  le nouvel album de Lauter est sans aucun doute la dernière bonne surprise de ce printemps.
Derrière cette étrange pochette aussi absurde que décalée, on découvre  un album vraiment passionnant qui part un peu dans toutes (les bonnes) directions pour un voyage musical au cœur de l’Amérique, entre rock et folk music, pour 1h35 de pur bonheur.

Faisait suite à "A Walk Will Take My Mind Off Things" (Herzfeld-2005), "The Age of Reason" est le second album de Lauter, projet mené par Boris Kohlmayer dans lequel il convie les fantômes (dont certains bien vivants) de gens tels que Leonard Cohen, Nick Drake, Lou Reed ou Neil Young.

Ce qui impressionne d’emblée à l’écoute de "The Age of Reason" c’est à la fois l’incroyable diversité des morceaux et la grande cohérence qui règne dans ce double album. Là où beaucoup se seraient perdus en route (pensez, 21 morceaux !!), auraient fini par se répéter ou tourner en rond, Lauter réussit le pari de faire un album qui tient la longueur et qui jamais ne provoque la lassitude.
A écouter d’une traite ou par petit bout,  "The Age of Reason" livre à chaque écoute son lot de découvertes, de surprises et pourrait bien vous accompagner jusqu’au prochain hiver.
[8.5]
Benoît Richard

Lauter : In Our Heads


Tracklist :

CD1
1. In Our Heads
2. Because of the Drugs
3. Black Pupils
4. Everything is Blurred
5. The Next Step
6. Her Ladyship
7. The Old Order
8. We’re Moving in
9. Ditty
10. I Go it Alone
11. Distance

CD2
1. That’s Rock’n’Roll
2. Leavin’ the Town
3. Mother & Son
4. The Worm
5. These Days
6. Freedom is Terror
7. Garland of Flowers
8. Curtain
9. Solid Guitar Song
10. That’s the Way Out

Durée : 1h35
Sortie : mai 2009
Labels :
Herzfeld
/ Clapping music

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 11:46
Que ce soit dans un coin d'appartement ou au détour d'une scène foulée, ceux qui ont un jour croisé le chemin de Centenaire le réempruntent autant par plaisir que par nécessité.
Quatuor érudit et touche-à-tout dont les composantes ont pour noms et surnoms Orval Carlos Sibelius, My Jazzy Child, Domotic et Aurélien Pottier, Centenaire continue de développer un langage musical riche et raffiné, semblable à aucun autre, même s'il s'en échappe par bribes dissimulées des parcelles de poésie fêlée chères à Robert Wyatt ou à un Mark Hollis sous énergisants, et même si de vagues parallélismes avec les arrangements chambristes vivifiants des géniaux Clogs ou du Penguin Café Orchestra peuvent être légitimement tracés.
Mêlant avec une fluidité et un naturel désarmants couleurs baroques, pop de chambre aux aspirations lunaires et folk intimiste bariolé à coup de métallophone, steel drum et charango, Centenaire n'en oublie pas de laisser une électricité épineuse gagner du terrain : ainsi Farmers underground se pare-t-il d'éclairs fiévreux et dissonants, tandis que le cyclothymique Testosterone brandit fièrement des riffs aussi couillus et obscurs que ceux de Slayer.
Cela va sans dire que des ennemis de cet acabit, nous aimerions en élargir le cercle.
[9.0]
Sébastien Radiguet

Centenaire : Wheelchair

Tracklist :
01. Wheelchair
02. Bottle of sound
03. The enemy
04. Farmers underground
05. A cure
06. Testosterone
07. Back home

Durée : 29'50
Sortie : mai 2009
Labels : Chief Inspector / Clapping music

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 18:37
Déjà croisé sur maintes structures telles que Rednetic, Boltfish ou u-cover, l’américain Joseph Auer, qui a désormais élu domicile à Tokyo, ne semble pas résolu à ébranler les codes musicaux établis et suivis autrefois.
Fidèle à l’esthétique développée par les labels suscités (u-cover en particulier), Joseph Auer propose avec Freo une musique aux confins de l’électronica, de l’ambient et d’une techno duveteuse sous tranquillisant. Au premier courant, il emprunte des mélodies néon et contemplatives taillées dans un cristal synthétique ; du second il extirpe les vastes nappes réfrigérées et ondulantes, et conserve du troisième la volonté de mouvement professée par des rythmiques calées entre sonorités semi-réalistes et rigidité programmée.
De cet ensemble uniforme se démarque AirCycle, titre croisant le ressac de nappes halogènes segmentées à la manière d’un Loscil ou d'un Strategy qui auraient troqué le rêve pour la danse, avec l’esthétique technoïde réverbérée de l’école Modern Love, à une échelle toutefois plus retreinte et renfrognée.
[7.0]
Sébastien Radiguet

Joseph Auer :
AirCycle

Tracklist :
01. Intro
02. InProgress
03. F-Line
04. AirCycle
05. Fremantle groove
06. Aquarium
07. Exp.
08. PerthSkyline (VIP Mix)

Durée : 40’45
Sortie : mars 2009
Label : Symbolic interaction
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