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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 15:06
Laptop music et electronica douce et mélancolique, c’est ce qui est au programme de l'album "Altered carbon" signé de l’écossais Neu Gestalt paru sur le label Alec Tronic Records. Si l’on peut chercher des influences du côté des chez Warp, Boards Of Canada ou encore chez le mexicain Murcof, en revanche, pour ce qui est de l’inspiration et de l'originalité, notre écossais est encore loin de ces références. Car au bout de quelques minutes,  on se rend compte que Neu Gestalt est très vite encours d’inspiration et qu’il a, à mon goût, un peu trop laisse jouer son logiciel de M.A.O. en mode automatique.
Résultat on a l’impression d’avoir affaire à des morceaux "démo" pour logiciels type "Fruity loops" et compagnie. Bref, beaucoup de banalité et un son bien trop impersonnel dans cet album pour que l’on soit touché ou même convaincu.
[5.0]
Benoit Richard

Label : Alec Tronic Records
Sortie : nov .2008

Ecoutez l'album :



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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 14:37
Né de la collaboration entre les trois musiciens Dwight Ashley. Hans Joachim Roedelius et  Tim Story, "Errata" est un album d’ambient music improvisée, inspiré par le mouvement surréaliste français et qui sur un peu moins de 50 minutes propose des musiques atmosphériques évocatrices, comme une sorte de bande originale pour paysages urbains abstraits.
Piano, sonorités électroniques, guitare constituent le matériau de base à ces constructions aussi surprenantes que varies qui alterne le chaud et le froid en et véhiculent des émotions contrastées.
Disque à caractère expérimental tout en étant très accessible, "Errata" propose des pistes multiples et un panorama sonore très vaste…. typiquement le genre de disque qui doit donner sa pleine mesure en concert  afin d’apprécier toutes les subtilités dont il regorge.
[7.0]
Benoit Richard

Label : Nepenthe Music and Publishing
Sortie : nov .2008

Ashley, Roedelius, Story : Incubator

Tracklist :
1. Incubator
2. Sublunary
3. Gefällig
4. Errata
5. Simmering
6. Inclement
7. Squiggle
8. Gefängen
9. Backlit
10. Ruminator


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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:18
On n’allait pas manquer ce second album de Boduf Songs dont le premier Lp "Lion Devours the Sun" paru en 2006 nous avaitt vraiment emballé à l'époque.
Très vite, on se rend compte que les choses n’ont pas trop évolué chez ce garçon. Composé essentiellement à la guitare, "How Shadows Chase The Balance" nous montre un Matt Sweet, toujours aussi désespéré, à tel point qu’on a tout de suite envie de le caser à côté des dépressifs magnifiques que peuvent être Elliott Smith, Will Oldham ou Nick Drake.
Sur ce second album, il nous joue un folk aérien, plein l’authenticité, sans fard et plus dépouillé encore que "Lion Devours the Sun".
Bref, vous l’aurez compris, voici un album pas franchement gai, mais dont la beauté triste qui se dégage de ces huit folk songs en fait tout de même un objet musical fort recommandable !
[7.0]
Benoit Richard

label : Kranky
sortie : Sept. 2008

Boduf Songs - Quite When Group
Tracklist :
1. Mission Creep
2. Things Not to be Done on the Sabbath
3. I Can't See A Thing in Here
4. Quiet When Group
5. Pitiful Shadow Engulfed in Darkness
6. A Spirit Harness
7. Found on the Bodies of Fallen Whales
8. Last Glimmer on a Hill at Dusk


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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 13:13
Deux ans après le remarquable "Son", Juana Molina continue de brouiller un peu plus les cartes de la musique Folk et nous gratifie une fois encore d’un album aussi inventif que gracieux dans lequel elle nous propose des mélodies toujours aussi légères et subtiles, arrangées autour de sonorités électroniques délicates et de fields recordings très discrets, avec un travail tout particulier sur la voix.

Toujours aussi sensuelle dans sa manière de chanter et d’aborder la musique latine, Juana Molina surprend en permanence grâce à des arrangements hors du commun et qui confèrent à cet album une tonalité toute particulière. C’est beau, c’est charmant, c’est intelligent… en mot brillant !
[8.5]
Benoit Richard

Domino/Pias - oct. 2008


Juana Molina - Un Día
Juana Molina - Vive Solo

Tracklist :
01 Un Dia
02 Vive Solo
03 Lo Dejamos
04 Los Hongos De Marosa
05 Quien (Suite)
06 El Vestido
07 No Llama
08 Dar (Que Dificil)


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4 décembre 2008 4 04 /12 /décembre /2008 12:47
Musicien attaché au collectif Matamore puisqu’on le retrouve notamment à la batterie chez Raymondo et Soy Un Caballo, mais également impliqué dans d’autres projets (Francoiz Breut, Ideal Husbands, Chacda, Stars of the Lid, Venus, The Grandpiano, Zop Hopop…) Boris Gronemberger/V.O. fait paraître en cette fin d’année 2008 son second album, après "Pictures" paru en 2005, déjà sur Matamore. L’occasion de (re)découvrir un univers tout en délicatesse et en mélodies dans lequel on plonge sans retenue.
Produit par Charlie Francis (R.E.M., The High Llamas, Turin Brakes, Soy Un Caballo), ce nouvel album confirme un peu plus le talent de ce garçon quand il s’agit de composer des pop songs d’orfèvrerie teintées de douce mélancolie et qui rappelleront sans doute à certains le travail de gens comme Bed, The High Llamas, Aluminum Group, Sufjan Stevens voire même Tortoise ou Robert Wyatt. Des noms, des groupes avec lesquels ce garçon partage cette science des arrangeants ciselés et raffinés.
Bref, voici un album aussi gracieux que vaste, à la mélancolie et aux harmonies superbes, typiquement le germe d’album qui dévoile qui n’en finit pas de dévoiler des choses à chaque nouvelle écoute et dont a jamais vraiment fini de faire le tour.
[8.5]
Benoit Richard

matamore/abeille musique
sortie : novembre 2008

V.O. : Constant Changes
V.O. : Horses

Tracklist :
 
Mountain calling
Constant changes
Those things in the box
Horses
The date
Where is you home?
Sample song
Untersbergbahn
Green snow
Two rivers
Be with me


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8 novembre 2008 6 08 /11 /novembre /2008 14:45
Depuis l’aventure Man terminée, Charles-Eric Charrier multiplie les projets, dissémine sa musique sur divers labels ou netlabels… une manière de comprendre que même en solo, Charles Olman  a encore plein d’idées et d’expériences musicales à tenter. C’est encore le cas avec cet album, signé sur le label grec Low impedence, dans lequel on découvre une autre facette de la musique du nantais
Ca commence par des notes de bass sourdes et caverneuses, un peu comme sur Le "Meldoy Nelson" de Gainsboug, (même atmosphère moite et inquiétante) pour aller ensuite vers des choses tout aussi étranges, là où peut de musiciens s’aventurent mais où Charles lui, semble bien se plaire. Et s’il est encore une fois question de musique d’improvisation (comment souvent chez Olman), l’ambiance y est plutôt tourmentée, fiévreuse un peu comme si on se trouvait dans une sorte de jungle musicale où chaque passage offre de nouvelles sensation, de nouvelles images.
Faites de boucles, de samples, de parties de guitares, de bass lourde, de batterie (Ronan Benoit et Didier Richard), la musique d’Oldman, quoi qu’il en soit, ne laisse pas insensible et devrait sans doute captiver les plus perspicaces des auditeurs... pour peu que ceux-ci acceptent de se laisser porter dans cet univers chaotique, foisonnait et au fond pas si effrayant que ça.    
(7.5)
Benoit Richard


Tracklist :
1. Broken Teeth
2. Two Heads Bis Bis
3. Dust
4. Sunny Afternoon, African Charge
5. Noze, Teeth, Eyes
6. Gosht

Label : Low Impedence
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:32
Après quelques années d’errance, The alps, trio formé par Jefre Cantu-Ledesma (Tarentel), Scott Hewicker (Troll), et Alexis Georgeopoulos (Arp et ex-Tussle), bénéficie d’une noble terre d’accueil en la personne de Type.
 
Et tout débute comme si Tape, reconnaissable par sa science infuse des motifs entremêlés de guitares contemplatives, ses glockenspiels luminescents et percussions à main, s’était exilé pour aller bivouaquer dans le désert arizonien et s’y laisser submerger par de légères vagues de psychédélisme. Mais ce dernier courant engloutit très vite ce parallélisme avec le trio suédois, puisque dès le bien nommé Hallucinations, The alps exhume cette époque des 70’s où le rock progressif et profondément psyché était légion (Pink Floyd entre autres, mais aussi Popol Vuh pour la dimension spirituelle et cinématographique), où l’on découvrait les vertus psychotropes et déviantes des synthétiseurs. Ainsi on entend et voit se dessiner des mondes camés jusqu’à l’os et cuits par le soleil, où les guitares sont affublées d’effets en tout genre, où la basse hypnotise par sa science de la répétition et la batterie se perd dans des breaks incessants en état de flottaison. Il n’est pas rare de croiser de lointains échos de chœurs, angéliques et haut perchés pour les uns, graves et mystiques pour les autres (oeuvrant dans une tonalité si proche du didgeridoo qu’ils en deviennent magnétisants).

Bien qu’évoluant dans un monde parallèle hautement spirituel, le trio ne verse jamais dans l’abscons, sachant déployer son savoir-faire en matière de mélodies taillées pour le grand écran et le plus souvent très abordables. A titre d’exemples, Trem fantasma convainc par son sens du minimalisme dominé par la triplette piano-guitare-glockenspiel, tandis que Into the breeze évoque le Air de 10000 Hz legend, dégraissé pour l’occasion d’une portion d’électronique, et qui aurait accueilli dans les méandres de Labyrinths les guitares westernisantes et macabres d’un Ennio Morricone.
Panoramique et planant, donc.
(8.5)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01. A manha na praia
02. Hallucinations
03. Cloud one
04. Trem fantasma
05. Labyrinths
06. Pink light
07. Echoes
08. Into the breeze

Durée : 40’55
Sortie : 29 septembre 2008
Label : Type records / import

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:26
Ces spirales de guitare acoustique traitée aidant, le court et inaugural Half light est là pour nous rappeler que le berceau originel du New-Yorkais Koen Holtkamp n’est autre que Mountains. On retrouve ici ce goût immodéré pour les motifs de guitare à la tonalité pastorale, retouchés à l’outil informatique, mêlés à des samples naturalistes et une kyrielle de sources acoustiques numériquement remaniées. Sur près de 15 minutes, Sky flowers illustre parfaitement ce propos, dans un registre nécessairement onirique et rêveur, où les guitares se délitent et s’étirent sur fond de gazouillis enfantins.
Si l’on décèle ci et là des éléments qui trahissent nettement son implication dans le génial duo épris de nature, on note par ailleurs que l’héritage de Brian Eno pèse dans la fondation de ces paysages sonores. Bear bell, par exemple, explore une veine plus ambient, où les notes de guitare se font, sinon absentes, beaucoup plus éparses, comme perdues dans cette immense étendue de nappes où harmonica et mélodica tirent leur épingle du jeu. Walker, parcouru de samples signes d’une urbanisation massive et survolés du violon(celle) ténu de Jesse Peterson, convoque l’ambient orchestrale de Stars of the Lid. Ensuite, quelques notes perlées et gouttes de piano sous delay viennent choire sur le tapis oscillant de You mean the world to me, tandis que la contribution vocale de Scott Mou métamorphose Night swimmer en un rendez-vous entre Anthony Harding de July Skies (la voix) et les traitements aquatiques de RF. Résolument ambient, le caudal Haus und spirale um regen superpose 15 minutes durant, une abondance de scintillements avec d’épais drones lâchés par l’harmonium de Ben Owen qui laisseront assurément l’esprit de l’auditeur engourdi.
(8.0)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01. Half light
02. Sky flowers
03. Bee change
04. Bear bell
05. Walker
06. You mean the world to me
07. Night swimmer
08. Haus und spirale im regen

Durée : 55’40
Sortie : 13 octobre 2008
Label : Type records

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:15
Avec une guest-list aussi copieuse que son titre interminable, cette compilation concoctée par le label brésilien Si no puedo bailar No es mi revolucionconsitute une belle proposition de bande-son au roman pour enfants « Un monde pour Julius » de l’écrivain Bryce Echenique.
 
Placé sous le signe de l’insouciance, du rêve, de la nostalgie, et de tout ce qu’on associe à l’enfance, ce recueil découpé en 6 chapitres regroupe tout un pan de la scène latino-américaine et espagnole officiant dans des registres allant de la folktronica bricolo à l’ambiant étoilée, en passant par l’électronica poppy et styles assimilés.

Chargés de nous ouvrir les portes dans le monde paisible de ce petit Julius, les chiliens de Souvlaki nous amadouent avec une comptine enfantine pleine de notes piquées qui finiseent par éclater pour mieux se volatiliser. De caractère volatil il est aussi question chez Caramelitus, où une voix cotonneuse surplombe un tapis de nappes crépitantes et gazeuses. A Posnormal de poursuivre dans une veine électronica lunaire et minimale, en opposant mélodies célestes et cristallines à une rythmique étouffée ; une douce formule reprise à quelque chose près par Lise.

Déjà croisés par le passé, les porto-ricains de Balun réussissent le pari de croiser Piana, Mùm et l’esprit qui planait sur l’hommage rendu par l’écurie Morr à 
Slowdive. Ingénu à souhait, le titre de Polaroyd souffle des bulles synthétiques dont la fragilité n’a d’égal que la simplicité du jeu de mélodica. En toute modestie, Los nueva Orleans donne sa petite leçon de songwriting chilien au féminin, sur fond de programmations rythmiques sommaires. Dans un registre plus ludique et enlevé, Sintecoraz mêle un certain esprit game-boy à des samples vocaux et des guitares exotiques. Sur près de 10 minutes un poil longuettes, Juan Stewart cherche des poux à Ellis island sound sur des tonalités plus rock (toute proportion gardée). A force d’innocence, on frôle par deux fois l’infantilisme : ainsi imi nous donne à entendre un avatar de démo marche-polka toute droit sortie d’un clavier Casio, et Jög tend à se discréditer à trop vouloir mélodramatiser ses cordes et à polluer son espace sonore avec cette trompette de pacotille. Non étrangère à ceux qui fréquentent à juste raison le label Static discos, la douce Carrie nous charme avec son électro-pop attachante et sans fioriture. Plus hip-hop dans son balancement, 3antena se montre gourmand de césures, hachages et changements de rythmes, mais ce son de clavier pourra en éreinter quelques-uns. Echappée belle et solitaire des suscités Balun, Arturo en el barco propulse son piano pensif et ses cordes néo-classiques dans une belle nébuleuse peuplée de micro-samples radiophoniques. Retour à un soupçon de chahut avec un hybride de tronica aux beats concassés et de post-rock orchestral proposé par les vénézueliens de Boom Boom Clan. Arborant un statut très à-part, Felipe Moreno agrippe l’auditeur en érigeant une mini-symphonie pour notes piquées, jouant sur l’empilement de boucles émanant de pizzicati de cordes, vibraphones, glockenspiels, marimbas et orgue. Le plus homogène de tous, le dernier chapitre (qualifié de bonus) nous prépare au coucher avec une brochette de comptines rêvasseuses et bricolées à coup d’instruments jouets (Pequena fiera et La rainbow toy orchestra), de laquelle se démarque l’espagnol tape, qui tutoie là le Curling pond woods de Greg Davis, dans cette façon intelligente et habile d’agencer ses entrelacs de glockenspiel, mélodica et guitares printanières. Beau dénouement à un roman qui nous rappelle combien il est bon d’avoir été enfant et de temporairement le redevenir, ne serait-ce que dans son imaginaire.
(8.0)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01. Souvlaki : Sonatine
02. Caramelitus : Un caballo saltando
03. Posnormal : Dificil
04. Balun : Snol
05. Polaroyd : Silhouette sombrio
06. Los nueva Orleans : Los primos
07. Sintecoraz : Y Johnny ?
08. Juan Stewart : Si hay bulla no hay futbolin
09. imi : Pequeno forastero (pueblos)
10. Carrie : 1981
11. 3antena : Extrano esas praderas
12. Arturo en el barco : Candy Tucker
13. Boom Boom Clan : Monika
14. Felipe Moreno : Juguete de navidad
15. Jög : El primer dia
16. Lise : Sinara Aïssatou
17. Pequena fiera ! : Do, re, mi, fa, sol, I kiss you
18. La rainbow toy orchestra : Cascabelle
19. Dot tape dot : Desastre

Durée : 73’10
Sortie : mars 2008
Label : Si No Puedo Bailar, No Es Mi Revolucion / Darla

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 22:06
Where you go I go too nous déclare l’ami Hans Peter Lindstrøm. Et nous de le suivre yeux fermés, un pied rivé sur la piste de danse, le cerveau dans les étoiles. En empereur auto-proclamé du space-disco, celui qui nous avait gratifié de quelques délectables Eps (Granada, I feel space), relève le défi culotté d’un long-format mono-bloc (la division en trois chapitres aurait très bien pu ne pas être).
Le plus long des trois volets, qui fait office de rampe de lancement, remplit pleinement sa mission : sereinement, par petites touches successives, les nappes et souffles accueillent des séquences de marimbas digitalisés, puis quelques gimmicks et cocottes de guitares tout aussi discoïdes que ces rythmiques propulsives invariables, dans une dynamique qui n’est pas sans évoquer Giorgio Moroder. Et puis subrepticement apparaît cette séquence synthétique en forme de clin d’œil non dissimulé à Cerrone, et des accords de synthés à forte connotation 80’s qui glissent d’une tonalité à l’autre (tel un Roland D-50 manipulé à coup de torsions de pitch-bend). Autant de strates qui vont et viennent, s’empilent et se consument sur une première moitié d’album irréprochable en son genre.
Plus court, Grand ideas s’avère un pont moins pertinent et rêveur, desservi par ces attaques de claviers aux relents Eurodance délétères.
The long way home reprends quelques éléments à succès de la pièce inaugurale, en ralentissant la cadence, et entremêle vastes nappes scintillantes, cavalcades de marimbas synthétiques, rythmiques de guitares informatisées sur fond de pulsation métronomique ; avant de sérieusement frôler le mauvais goût en basculant vers un avatar de titre FM bigarré de remugles de démos de synthés des années 80, pétries de bonnes intentions. Mais qu’importe, on pardonne cet écart de conduite à Lindstrøm (qui n’est que partiel lorsqu’on prend la peine de forer l’édifice en question), et on suit aveuglément les consignes du début : Where you go I go too.
(8.0)
Sébastien Radiguet

Tracklist
01. Where you go I go too (28:58)
02. Grand ideas (10:11)
03. The long way home (15:58)

Durée : 55’09
Sortie : 18 août 2008
Label : Smalltown supersound / Differ-ant

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