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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 01:29
Les étiquettes ont cette fâcheuse tendance d’amoindrir les qualités intrinsèques d’une musique. Pourtant, on ne prendra pas trop de risque à qualifier celle de The Buoys d’hybride électronica-post-rock à forte connotation ambient cinématographique.
Chacun des trois membres de la formation (dont Chris Cousin, aka Sofalofa, déjà croisé chez Ai Records et Bathysphere) ayant travaillé pour le compte du cinéma ou du théatre, rien de surprenant à ce que l’on retrouve ici des ambiances affûtées pour le grand écran, porteuses d’images.
Placé en ouverture, Absolutely nothing trompe bien son monde, sonnant comme un écho à retardement du splendide Quiet city de Pan american, offrant une ligne mélodique guitaristique à la reverb et aux harmonies dignes de Mark Nelson.
Au fil de l’album, on retrouve ces lignes claires de guitare, souvent en charge de tisser le canevas mélodique (venant s’enrichir à l’occasion de sources synthétiques ou de piano électrique), des nappes et vents numériques en mouvement perpétuel, des textures finement travaillées, des programmations rythmiques très en retrait, discrètes, mais constellés de détails microscopiques (généralement nichés dans les aigus).
Le climat s’obscurcit et véhicule une certaine angoisse lorsque Spider rôde, se fait plus vaporeux lorsqu’une voix féminine à la Hope Sandoval vient soutenir l’astral Solar.
Un peu à l’image du label n5md, Bathysphere nous propose à travers cet album un joli bout de chemin à la croisée de genres musicaux intimement et harmonieusement liés.
(8.0)
Sébastien Radiguet
 
Avril 2007 – www.cargorecords.co.uk
 

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Published by ondefixe - dans CHRONIQUES ALBUMS
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