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30 mars 2007 5 30 /03 /mars /2007 18:40
Comme tous les ados, Matthew Thomas Dillon a eu droit à son lot de questionnements, de peines de cœur, et a choisi la musique comme exutoire, enregistrant reclus dans sa chambre, muni d’un 4-pistes rudimentaire et de quelques claviers entreposés sur son lit. A cette époque déjà, il avait à l’esprit qu’un jour il enregistrerait un disque ambitieux, apte à tomber dans le domaine public. Et c’est peut-être le sort qui attend ce Puddle city racing lights de Windmill, nouvelle signature d’une écurie Melodic qui tend des bras de plus en plus longs vers la pop, et premier album pour lequel Dillon a pu disposer d’un studio digne de ce nom et bénéficier du soutien de musiciens d’Alfie et The earlies.
Il est vrai qu’avec son grand piano dramaturge, véritable colonne vertébrale de l’album, ses cordes et chœurs grandiloquents, sa batterie aux cymbales cinglantes et claquantes, qui ne sont pas sans rappeler Mercury Rev (la spatialité en moins), et dans une certaine mesure Arcade Fire (la fougue en moins) ou les Flaming Lips (sans la richesse et le génie azimuté, entre autres), ces 12 morceaux ont potentiellement de quoi satisfaire un large public. Mais ils ont également de quoi en rebuter certains, ne serait-ce que par cette voix nasillarde de canard dépressif qui ne sera pas du goût de tous, et surtout la dimension un peu trop théatrale et mélodramatique que peut revêtir sa musique. Des bémols qui, en dépit d’une certaine efficacité d’écriture (palpable sur les titres d’ouverture), peuvent conduire à douter de la crédibilité et de la sincérité des propos tenus par son auteur.
(7.0)
Sébastien Radiguet
 
Melodic - 9 avril 2007
 

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Published by ondefixe - dans CHRONIQUES ALBUMS
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