Moitié du duo
Beneva vs Clark Nova, le norvégien Benjamin
Finger a toujours éprouvé le besoin d'une échappée solitaire, ne serait-ce que pour nous faire part de sa vision personnelle et minimale de la chose musicale. A l'image des productions de l'école apestaartje,
Woods of broccoli constitue un patchwork électro-acoustique des plus apaisants, à la fois doux et expérimental, instable et uniforme. Benjamin y traite les guitares acoustiques à la manière de Mole Harness, et les laisse fricoter avec celles résolument pastorales et rêveuses d'Epic 45
(Woods of broccoli), nous gratifie d'élégies pianistiques dignes de Nest, capables de s'accommoder
indifféremment de chants célestes et cordes vaporeuses (Cat yowled Weak jaws), ou de bidouillages frétillants, de bandes magnétiques inversées et défaillantes, de textures scintillantes
(Unestablished gossip). Sur cette trame songeuse se greffent des voix falsifiées et mal assurées, souvent utilisées à des fins
instrumentales, à deux doigts du chant en yaourt, un tantinet éreintantes lorsqu'elles s'obstinent à frôler les frontières du faux (Little sparkling mist, Howl at the Buffalo
girls). Ce reproche laissé de côté, Woods of broccoli demeure un agréable cocon sonore.
[7.0]
Sébastien Radiguet
Benjamin Finger :Watermelon deserts
Tracklist :
01. Woods of broccoli
02. Little sparkling mist
03. Unestablished gossip
04. Failing watermath
05. Dahound scratched his head
06. Closely digested youth
07. Throath travelled yellow Hiii
08. Cat yowled Weak jaws
09. Watermelon deserts
10. Howl [at the Buffalo Girls]